Film

Minuit dans l'univers The Midnight Sky (v.o)

Date de sortie 23.12.2020
Durée 118 minutes
Age 16/16
Pays États-Unis (United States)
Distributeur Netflix
Genre Drame
Réalisateur George Clooney
Acteur Demian Bichir Tiffany Boone Kyle Chandler [+]
Scénariste Mark L. Smith
Auteur Lily Brooks-Dalton
Note CLAP.CH
 
2.5/5
Note du public Aucun vote
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Synopsis

Dans ce film post-apocalyptique, Augustine, scientifique solitaire basé en Arctique, tente l’impossible pour empêcher l'astronaute Sully et son équipage de rentrer sur Terre. Car il sait qu’une mystérieuse catastrophe planétaire est imminente…

George Clooney

Demian Bichir

Tiffany Boone

Kyle Chandler

George Clooney

Felicity Jones

David Oyelowo

Sophie Rundle

Mark L. Smith

Lily Brooks-Dalton

Critiques

Laurent Scherlen | Samedi 9 janvier 2021
 
Alors que notre monde est plongé dans un chaos digne d'un film post-apocalyptique (Covid, réchauffement climatique, pollution...), Minuit dans l'univers, en dépeignant une Terre à l'agonie, constitue une preuve supplémentaire que la réalité a d'ores et déjà rattrapé la fiction.
George Clooney, en transposant à l'écran le roman de Lily Brooks-Dalton, prenait le risque d'être comparer à d'illustres prédecesseurs (le chef-d'oeuvre Gravity bien sûr, et dans une moindre mesure Interstellar). Impossible effectivement de ne pas penser au film d'Alfonso Cuaron lors de la séquence de sortie dans l'espace et à celui de Christopher Nolan dans le rapport père/fille qui sous-tend l'intégralité du film de Clooney.
Ecueil que le réalisateur ne parvient pas à surmonter, mais qu'il contrebalance en imprimant à son film un rythme lent, hypnotique, entre les séquences à l'intérieur de la station météo en Arctique et les flashes back qui déboucheront en fin de métrage sur un double twist que l'on n'avait pas vu venir. Tranchant avec ces séquences introspectives, deux scènes d'action très réussies viennent bousculer le ton intériorisé du film: la sortie dans l'espace sous une pluie de météorites, certes fortement inspirée de Gravity, mais d'une efficacité indéniable, et la séquence à l'intérieur du refuge au cours de laquelle la banquise se brise. Autant à l'aise dans l'action que dans le drame intimiste, Clooney rappelle qu'il peut être un réalisateur capable du meilleur (revoir son sublime Good Night and Good Luck pour s'en convaincre).
Profondément pessimiste sur le devenir de notre Terre tout en gardant foi en la survie de l'humanité, Clooney, au-delà de la peinture d'un homme en proie à ses démons et à ses erreurs passées, dresse le portrait d'un avenir vraisemblablement inéluctable que nous sommes malheusement en train de construire.
Certains pourraient lui reprocher d'enfoncer des portes ouvertes. Il faur rappeler que ces dernières ne le seront jamais assez.

Remy Dewarrat | Lundi 21 décembre 2020
 

Seul(s)

Devenu l’apanage du sentimentalisme le plus sirupeux, la science-fiction moderne s’alourdit encore d’un film défaitiste sans grand intérêt.

En proie à un cataclysme indéfini, la Terre est devenue pratiquement inhabitable. Seuls quelques rares endroits sont encore à l’abri comme l’observatoire du cercle polaire dans lequel vit le professeur Augustine. Une fois les derniers résidents de la base partis se réfugier ailleurs, Augustine qui noie son spleen dans l’alcool reste seul. Mais, quelques jours plus tard, il découvre la présence d’une fillette qui ne parle pas. Alors que commence une cohabitation difficile entre ce petit être fragile et le vieux loup solitaire, un message de l’espace parvient sur les ondes de la station. Ce dernier provient d’un vaisseau qui avait pour mission d’aller voir si l’une des lunes de Jupiter pouvait accueillir les derniers humains. La transmission étant assez mauvaise, Augustine décide de se rendre encore plus au Nord dans une station météo bénéficiant d’une antenne plus puissante.

Ce film embaume le défaitisme du début à la fin et devient très vite fatiguant en assénant un discours des plus pessimistes. Tout comme la catastrophe qui phagocyte la  Terre, les personnages de ce long métrage sont mal définis car appréhendés uniquement par un aspect sentimental, plombant encore plus une entreprise qui peine à décoller. Peu de choses convainquent dans ce Midnight Sky érigé en nouveau fleuron de la science-fiction par les fan de Netflix de plus en plus nombreux à vénérer un faux dieu pseudo culturel. Les recettes sont archi-connues et très mal dosées. La petite fille de la station devient un leurre concrétisé par un coup de théâtre scénaristique asthmatique pour s’étaler sur la solitude avec tous les poncifs qui vont avec. Des flashes-back superfétatoires émaillent le récit pour nous faire comprendre qu’Augustine a refusé de fonder une famille, comme s’il savait ce qui allait se produire. Au moment, où l’ennui atteint des sommets, on a droit à une très longue scène d’action dans l’espace qui commence de manière assez guillerette pour ce terminer dans un drame fort convenu, point d’orgue de la réussite incontestable des nombreux effets spéciaux dont bénéficie le film. Et on est face à des personnages qui ont abandonné toute résistance, subissant ce qui leur arrive mais, et c’est paradoxal, espérant encore on ne sait trop quoi.

Bref, ce Midnight Sky ne fera pas date dans la longue liste des oeuvres cinématographiques post-apocalyptiques dont le maître étalon reste l’immense Melancholia de Lars von Trier avec sa fameuse phrase qui résume parfaitement la situation: «La Terre ne mérite pas de survivre ni que l’on se batte pour elle.»

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