Film

Star Wars: L'Ascension de Skywalker Star Wars: The Rise of Skywalker (v.o)

Date de sortie 18.12.2019
Durée 141 minutes
Age 12/12
Pays États-Unis (United States)
Distributeur The Walt Disney Company (Switzerland) GmbH
Genre Science fiction
Réalisateur J.J. Abrams
Acteur John Boyega Carrie Fischer Harrison Ford [+]
Note CLAP.CH
 
2.8/5
Note du public
 
3.5/5
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Synopsis

Avec STAR WARS : L’ASCENSION DE SKYWALKER, Lucasfilm et le réalisateur J.J. Abrams s’allient à nouveau pour nous entraîner dans une fantastique épopée au coeur d’une galaxie lointaine, très lointaine, pour la fascinante conclusion de la saga fondatrice. De nouvelles légendes vont bientôt naître, et l’ultime bataille pour la liberté s’annonce…

J.J. Abrams

John Boyega

Carrie Fischer

Harrison Ford

Mark Hamil

Oscar Isaac

Ian McDiarmid

Daisy Ridley

Critiques

Laurent Scherlen | Samedi 28 décembre 2019
 

Les critiques assassines à l'encontre de la saga Star Wars reviennent à intervalles réguliers à la sortie de chaque nouvel opus. Entre les fans qui poussent des cris d'orfraie parce que les films ne correspondent pas à leurs attentes et les hostiles de la première heure qui ne voient dans ces films qu'un divertissement pour geeks, la horde est toujours prête à hurler telle une meute affamée devant un steak saignant.

La dernière trilogie en date ne fait pas exception à la règle: entre un JJ Abrams accusé de faire du fan service sur Le Réveil de la Force et un Rian Johnson conspué car remettant en cause les fondamentaux de la saga sur Les derniers Jedi, JJ Abrams est de retour et se fait à nouveau taper dessus pour L'Ascension de Skywalker (mon Dieu, que les détracteurs sont prévisibles).

Pourtant, pour qui le cynisme et l'ironie, bien que caractéristiques de notre époque, ne sont pas une fatalité, L'Ascension de Skywalker conclue la saga de Lucas avec les honneurs et une véritable émotion. En s'intéressant aux origines de Rey (excellente Daisy Ridley), Abrams confère à son film une réelle densité qui porte le mythe de la lignée Skywalker à son apogée. Par ailleurs, et c'est la grande réussite du film, la relation Ben Solo / Rey est dessinée avec une finesse et une émotion inattendues, traitant en sous-texte de l'héritage du lien filial dont il peut être bien difficile de s'extirper. Impossible enfin de ne pas souligner la prestation d'Adam Driver qui confirme une fois de plus qu'il est l'un des acteurs contemporains les plus talentueux.

La famille (celle du sang, celle du coeur): c'est bien là le grand sujet de la saga Star Wars. Conscient de ce substrat qui sous-tend l'intégralité des opus, Abrams le creuse encore un peu plus dans L'Ascension de Skywalker pour le laisser exploser dans plusieurs scènes où l'émotion la plus pure le dispute à un questionnement sur le choix, la fatalité et le libre-arbitre.

Certes, certains arcs narratifs amorcés ne sont pas menés à leur terme. Certes, un trop plein d'idées peut nuire à l'équilibre de l'ensemble. Mais c'est finalement bien peu de choses devant un spectacle de chaque instant où l'émotion ne faiblit jamais, jusqu'au plan final qui boucle la boucle de la plus belle des façons.


Remy Dewarrat | Vendredi 20 décembre 2019
 

Voilà, c’est fini...

Débutée en 1977, la saga Star Wars sur grand écran prend fin dans un neuvième épisode plus «Shakespeare trendy» que jamais où, entre deux scènes de combat, on cherche à savoir qui a couché avec qui pour enfanter telle ou tel. Cela reste très limité.

Dans son ensemble, à part quelques trouvailles technologiques, Star Wars ne brille pas par son originalité. Dès le premier épisode de la série, on sentait très clairement l’influence assez lourdingue de lorgner du côté du plus célèbre dramaturge anglo-saxon, William Shakespeare. En gros, son univers impitoyable et ce qui le régit ne serait issu que d’un ou deux clans familiaux qui ne cessent de se tirer dans les pattes pour obtenir le pouvoir. Allégorie, pour ne pas dire publicité, du capitalisme, cette série de films est devenue culte pour différentes raisons. Les uns la vénèrent pour ses saillies techniques, d’autres (les plus fanatiques) y trouvent une atmosphère qu’ils aimeraient être la leur et pour pouvoir y retourner régulièrement, et certains y voient ni plus ni moins que le sommet de l’art cinématographique moderne sans toutefois trouver des arguments le justifiant pleinement. Mais, malgré des chiffres astronomiques au box-office, il ne faut pas oublier que cette saga peut aussi laisser indifférent, voire atterré par son succès et son emprise sur une grande partie de la population. La force et le côté obscur de cette énormissime entreprise commerciale résident dans son fan club qui peut se montrer aussi antagoniste que certains de ses personnages.

Sa force est d’avoir généré une communauté impressionnante sur plusieurs générations, devenant quasiment un mode de vie culturel pour certains. Son côté obscur est d’être devenu au fil des épisodes une sorte de dépendance intellectuelle comparable à une drogue ou à un lavage de cerveau. Cette saga relève aussi un problème de taille car ses fans les plus enragés pensent à tort qu’elle leur appartient, au détriment de leurs créateurs légitimes. Cette tendance assez malsaine est devenue récurrente avec l’avénement des réseaux sociaux où, souvent sous couvert de la liberté d’expression, tout le monde croit que tout lui appartient et peut l’exprimer de la sorte. Cette chimère tacitement acceptée comme une vérité à l’heure actuelle est, elle aussi, le pur produit d’un capitalisme néo-libéral qui laisse de moins en moins de place à la créativité et à l’art parce qu’elle ne repose que sur un seul résultat acceptable: plaire au plus grand nombre.

De cet épisode dont le sous-titre répond clairement aux attentes du public, on retiendra quelques références à Dune, une autre saga de science-fiction qui reverra bientôt le jour sous l’objectif de Denis Villeneuve: les vers géants des sables et on apprend que par le passé, Poe Dameron était trafiquant d’épice. On a aussi droit à quelques dialogues qui cautionnent la technomanie quand, par exemple, on déclare qu’il ne faut jamais sous-estimer un droïde. Et parfois, on sombre dans une philosophie bon marché, genre développement personnel, comme le fait Leia face à Rey: «N’aies jamais peur de qui tu es.» Et finalement, on conclura en se demandant comment le titre original (guerres de l’étoile) s’est transformé dans sa version française en Guerre des étoiles. Etonnant, non?

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Votre avis sur ce film:
 

Clapman | 24.12.2019 07:36
 
La boucle est bouclée. Avec un panache mesuré mais pas catastrophique.

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