Film

Soleil blanc Seto Surya (v.o)

Date de sortie 10.05.2017
Durée 89 minutes
Age 8/12
Pays Népal (नेपाल)
Distributeur Trigon
Genre Drame
Réalisateur Deepak Rauniyar
Acteur Asha Magrati Amrit Pariyar Dayahang Rai
Scénariste Deepak Rauniyar
Producteur Deepak Rauniyar
Note CLAP.CH
 
4.5/5
Note du public Aucun vote
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Synopsis

A la mort de son père, Chandra doit revenir au village escarpé qu’il a quitté depuis une décennie. En plus du passé, des traditions et des tensions politiques, il se confronte à un garçon qui prétend être son fils, ainsi qu’à son frère qui avait choisi l’autre camp lors de la guerre civile.

Deepak Rauniyar

Asha Magrati

Amrit Pariyar

Dayahang Rai

Deepak Rauniyar

Deepak Rauniyar

Critiques

Remy Dewarrat | Lundi 8 mai 2017
 

Un cadavre comme métaphore d’un pays au sortir de la guerre

Avec son deuxième long métrage (4 prix dont celui du public au FIFF2017), Deepak Rauniyar autopsie le Népal par la biais d’un conte moderne. Soleil blanc est une oeuvre universelle qui s’adresse à tous, pour autant que l’on laisse momentanément de côté sa petite personne et ses problèmes insignifiants.

Chandra revient dans son village natale pour les obsèques de son père. Dès sa descente de bus avant d’entamer l’ascension vers le lieu qui l’a vu naître et grandir, il est accosté par un jeune garçon qui lui colle aux basques et veut absolument qu’il soit son père. Au sommet, il retrouve Durga, son amour de jeunesse qui élève seule sa fille, et son frère Suraj. Les deux hommes ne se sont pas revus depuis la guerre civile qui a ravagé le Népal entre 1996 et 2006. Chandra a combattu aux côtés des révolutionnaires maoïstes, alors que Suraj restait fidèle à la monarchie. Mais leur priorité actuelle est de s’occuper du corps de leur père qu’il faut descendre au bord d’une rivière en passant par des chemins très escarpés. L’animosité entre les deux frères rend le périple funéraire chaotique. La procession s’arrête nette et il faut aller chercher de l’aide ailleurs.

Le Népal n’a pas fini de panser ses plaies provoquées par la guerre et l’art, en l’occurence le cinéma ici, devient le meilleur remède vers la guérison, pour autant que l’on puisse totalement se remettre d’un tel traumatisme. Le cadavre encombrant du père de Chandra et Suraj est une allégorie du séisme de 2005 qui frappa le pays, obligeant ainsi les belligérants à faire face ensemble aux conséquences d’une colère naturelle toute puissante. Tout le récit traité comme un conte moderne renvoie à l’histoire du pays. Les alliés d’hier ne répondent plus présents quand on leur demande un service comme l’évoque la scène quasiment surréaliste du mariage. Et les ennemis d’autrefois essaient d’oublier leurs différents en se serrant les coudes face à l’adversité. Le film montre de manière subtile que les amertumes peuvent persister encore longtemps, surtout quand l’individualisme prime sur la solidarité. La réponse survient comme un miracle après une scène de guérilla nocturne, métaphore de la fatalité, grâce à l’innocence des enfants du village qui prennent les choses en main. On ressort de la salle de cinéma avec un sentiment tangible que l’espoir reste et restera toujours la solution vers l’harmonie.

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