Film

La Jeune Fille et son aigle The Eagle Huntress (v.o)

Date de sortie 12.04.2017
Durée 87 minutes
Age 6/8
Pays Royaume-Uni (United Kingdom) , Mongolie (Монгол Улс) , États-Unis (United States)
Distributeur Praesens Film
Genre Documentaire
Réalisateur Otto Bell
Acteur Aisholpan Nurgaiv Rys Nurgaiv
Note CLAP.CH
 
2/5
Note du public Aucun vote
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Synopsis

Dresseur d’aigles, c’est un métier d’hommes en Mongolie. 
Depuis l’enfance, Aisholpan assiste son père qui entraîne les aigles. 
L’année de ses 13 ans, elle décide, avec la complicité de son père, d’adopter un aigle pour en faire un chasseur de renards. 
Parviendra-t-elle à briser les traditions et à se faire accepter par les anciens du village?

Otto Bell

Aisholpan Nurgaiv

Rys Nurgaiv

Critiques

Remy Dewarrat | Vendredi 31 mars 2017
 

Catalogue touristique sur la Mongolie

Affligeant de constater comment la production de ce film passe complètement à côté d’un sujet en or massif, par son traitement hollywoodien. A l’exception de l’héroïne charismatique, de son père et de l’aigle, il n’y a rien à sauver de cette chose tout juste digne d’une chaîne de télévision genre Disney Chanel.

Après avoir vu le film dans son intégralité, on se rend compte que la bande-annonce n’était pas mensongère dans son traitement hollywoodien. Et c’est bien malheureusement ce qu’est ce film, un produit à la Disney sans grande saveur. Quand on lit que l’on va suivre la première femme mongole qui participe à la fête de l’aigle, on s’attend à un film où l’équipe technique se fait discrète et capte des moments du quotidien. Hélas, ici tout semble mis en scène. On a la désagréable impression de remarquer la grosse équipe de cameramen, grutiers, et autres ingénieurs du son derrière chaque plan. Rien de ce que font les protagonistes ne paraît naturel à tel point que l’on croit entendre les instructions de jeu en off. C’est l’exemple type d’un film pas du tout authentique, mais complètement artificiel, voire manipulé.

Il y a une volonté assez repoussante de tout filmer comme un catalogue touristique, donc faussement embelli. Et cela rend très vite le film lisse et fade. Certes, il y a de très belles images, mais l’inverse serait un comble, vu le budget qui semble confortable et surtout la matière première, les steppes de Mongolie. Et pour couronner le tout, le film est accompagné d’une voix off fort inutile et peu pertinente, et d’une musique insupportable qui sert uniquement de chauffeur de salle, indiquant au spectateur ce qu’il doit ressentir: suspense, humour, admiration, etc… 

Le film offrait un autre sujet en or, complètement raté ici, une approche féministe puisque l’héroïne Aisholpan Nurgaiv est la première femme de son pays à avoir participé à une compétition exclusivement masculine. Cet aspect, qui aurait été intéressant, est relégué à un humour potache, mettant en scène les anciens de la région qui se demandent si, même après sa victoire à la fête, Aisholpan sera capable de chasser un renard avec son aigle, l’hiver venu.

Malgré ces très nombreux défauts, The Eagle Huntress nous fait rencontrer une jeune femme absolument incroyable, au charisme indéfinissable, son père qui la soutient et l’aigle qui offre des moments de toute beauté.

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