Film

Les Animaux fantastiques Fantastic Beasts and Where to Find Them (v.o)

Date de sortie 16.11.2016
Durée 132 minutes
Age 10/10
Pays Royaume-Uni (United Kingdom) , États-Unis (United States)
Distributeur Warner Bros.Ent.Switzerland Gm
Genre Fantastique , Aventure
Réalisateur David Yates
Acteur Colin Farrell Ezra Miller Eddie Redmayne
Note CLAP.CH
 
2.5/5
Note du public
 
4.5/5
  Voir la bande annonce

Synopsis

LES ANIMAUX FANTASTIQUES contera une histoire originale. Il s'agira du premier scénario écrit par J.K. Rowling. Le film devrait être le premier volet d'une nouvelle saga prenant place dans le monde des sorciers, où l'on retrouvera des créatures et certains personnages magiques que les fans les plus fervents d'Harry Potter reconnaîtront. Katherine Waterston (INHERENT VICE) donnera la réplique à Eddie Redmayne dans le film d'aventures particulièrement attendu LES ANIMAUX FANTASTIQUES, produit par Warner Bros. Pictures, qui se déroule dans l'univers féerique de J.K. Rowling. L'annonce a été rendue publique aujourd'hui par Greg Silverman, président du développement artistique et de la distribution internationale chez Warner Bros. Pictures. Katherine Waterson campera le rôle central de Tina, alias Porpentina, sorcière qui, contrairement aux personnages de la saga "Harry Potter", exerce ses pouvoirs magiques aux États-Unis. Elle rencontre le magizoologue Newt Scamander (Eddie Redmayne) au moment où il fait étape à New York au cours de ses pérégrinations à travers le monde pour retrouver des créatures magiques et réunir une documentation sur elles.

David Yates

Colin Farrell

Ezra Miller

Eddie Redmayne

Critiques

Max Borg | Lundi 14 novembre 2016
 

POUR

Il y a exactement quinze ans, un certain jeune sorcier inventé par J.K. Rowling a fait son début dans les salles de cinéma. Aujourd'hui, cinq ans après le dernier volet, ce monde magique - c'est bien le cas de le dire - est de retour, à travers le premier scénario original de Rowling: Les Animaux fantastiques, qui inaugure une nouvelle série qui est censée durer cinq films et couvrir une période qui va de 1926 à 1945. 

C'est clairement le même univers, mais pas vraiment celui qu'on connaît: on est à New York et non pas en Angleterre, et mis à part quelques mentions (Dumbledore, l'école de Poudlard) et une apparition spéciale il n'y a pas de lieux ou personnages qu'on a vu dans les films précédents. Le héros, Newt Scamander ou Norbert Dragonneau en français (joué par Eddie Redmayne), n'est pas un adolescent mais un adulte, Passionné d'animaux étranges, il en transporte plusieurs dans sa valise. Sauf que, une fois arrivé aux USA, certains d'entre eux décident de jouer les touristes. Il faudra les rattraper sans dévoiler aux humains l'existence des sorciers...

Réalisé par David Yates, qui a aussi signé la mise en scène des quatre derniers Harry Potter, ce nouveau voyage est parfaitement abouti au niveau visuel et spectaculaire, avec des images que l'on connaît bien et d'autres qui surprennent par leur fraîcheur, notamment les animaux du titre. En particulier, on imagine bien que le Niffleur, qui aime bien voler les objets qui brillent, deviendra un personnage culte parmi les admirateurs de cet univers. 

Et les humains? Redmayne est toujours aussi charmant, comme la plupart de ses collègues, avec l'exception notable d'Ezra Miller, un comédien très talentueux qui se retrouve coincé dans un rôle lamentable (Jon Voight est aussi un peu mal utilisé, mais il y a du potentiel pour les suites). Et bien que le film soit construit comme une histoire unique, sans des indices trop évidents pour ce qui concerne le futur (il n'y a pas de scène après le générique), on a bien envie de revoir ces nouveaux sorciers anglo-américains. La prochaine étape sera Paris: la Tour Eiffel et les Champs-Elysées auront-ils le même charme magique d'époque que Central Park ou Times Square, deux endroits où le divertissement est garanti dans ce premier volet? On le saura dans deux ans. En attendant, la première aventure de Newt est l'idéal pour passer un bon moment en salle si l'on aime le fantastique, même sans être des connaisseurs du monde d'Harry Potter. 


Remy Dewarrat | Lundi 14 novembre 2016
 

CONTRE

Le titre du nouveau film tiré de l’univers de J.K. Rowling est tronqué dans sa version française. Sa traduction littérale complète donne Les Animaux fantastique et où les trouver. La réponse tombe très rapidement: on les trouve dans la valise de Newt Scalmander (Norbert Dragonneau en VF), un jeune sorcier anglais qui débarque à New-York en 1926. Cet ancien élève de l’école Poudlard espère acheter une bête très rare dans une ville victime d’un mal destructeur, alors même que le redoutable Gellert Grindelwald a disparu après avoir semé le chaos en Europe. Cette situation envenime les relations entre le monde des sorciers et des Non-Maj’, version US des Moldus européens.

Il vaut mieux être familier des aventures d’Harry Potter pour pouvoir se fondre dans ce que les pontes du marketing hollywoodiens et leurs promoteurs dévoués nomment un spin off. Cette expression financière d’origine anglo-saxonne que l’on pourrait traduire par «retombées» désigne une stratégie de valorisation des actifs d’une entreprise. Le spin off consiste à créer une nouvelle société totalement indépendante à partir d'une branche d'activité existant préalablement au sein d'un groupe. L'intérêt du spin off est de mettre en lumière la bonne santé financière de certaines sociétés qui auraient pu être éclipsées en tant que branche d'activité d'un groupe moribond. Donc, ici, si l’on considère que la saga Harry Potter est une entreprise, sa créatrice la juge moribonde (à savoir qu’elle ne rapporte plus autant qu’avant) et Les Animaux fantastiques, qui reprend le même univers avec de nouveaux personnages doit la rebooster. On est face à une pure opération commerciale et financière qui a pour but de faire repasser à la caisse les fanatiques de la première heure. Reste-t-il alors de la place à l’imagination et la créativité? Très peu et on reprend les mêmes recettes que l’on tire en longueur, en annonçant, avant même la sortie du film, qu’il sera le premier volet d’une série de cinq épisodes.

Dans ce sens Les Animaux fantastiques remplit sa mission en étalant sans finesse un discours niais sur l’acceptation de la différence, avec comme point d’orgue un clin d’oeil pachydermique à la défense des animaux qui prend de plus en plus souvent des allures d’indécence totale sur les réseaux sociaux et dans les médias où l’on s’offusque du sort de charmantes petites bêtes innocentes en pleurnichant comme des madeleines, alors que les réfugiés qui fuient la plus grande misère sont considérés comme un problème, un mal. On peut même aller plus loin dans cette comparaison. Pourquoi brosse-t-on dans le sens du poil l’industrie du spectacle qui, à travers ses studios, n’a pour but que de divertir (ce qui signifie détourner dans son sens étymologique) alors que l’on tire à boulets rouges, à juste titre, sur l’industrie agro-alimentaire et ses grands groupes, en utilisant l’arme de l’exploitation naturelle et animale? Pourtant, les deux enrichissent une minorité et sont nocives, l’une pour la santé mentale et l’autre pour la santé physique. C’est peut-être parce que les oeuvres, et les films plus particulièrement, ne sont plus considérés comme des créations mais comme des marques. N’entend-ton pas de plus en plus régulièrement des phrases comme: «Le dernier Disney, la Fox met en chantier, etc»? On ne mentionne même plus les auteurs comme étant à l’origine des projets. On se contente de les résumer à leurs employeurs qui seront les principaux bénéficiaires du fruits de leur travail.

Et bien sûr, Les Animaux fantastiques se vautrent dans la sacro-sainte émotion artificielle qui est devenue à elle seule gage de qualité, en clouant au pilori ceux qui refusent d’adhérer à ce leurre factice, sans autre forme de procès. C’est toute la différence entre les fanatiques qui ne trouvent jamais un raisonnement digne de ce nom pour justifier leur emprise et les admirateurs qui savent encore argumenter leur engouement pour tel artiste ou telle oeuvre. Le film de David Yates rentre dans cette pathétique vision du monde qui consiste à enlever à la masse toute forme d’esprit critique et se noie dans une bouillie scénaristique indigeste que l’on défie à quiconque de résumer de manière claire et compréhensible. Il ne reste de ce produit qu’un bestiaire sympathique et c’est bien peu pour convaincre vraiment.

Merci d'avoir voté pour ce film !
Votre commentaire sera validé par notre cher administrateur...
Votre avis sur ce film:
 

Clapman | 26.11.2016 05:29
 
Un début un peu difficile pour un non initié (45 premières minutes) mais après, l'histoire, les personnages attachants, la musique et les effets spéciaux gagnent votre intérêt. pour un final où on en redemande. Vivement la suite.

CONCOURS Gagnez un DVD ou un Bluray de la saison 11

Participer