Film

Rogue One : A Star Wars Story Rogue One : A Star Wars Story (v.o)

Date de sortie 14.12.2016
Durée 133 minutes
Age 12/14
Pays États-Unis (United States)
Distributeur The Walt Disney Compagny Suisse
Genre Science fiction
Réalisateur Gareth Edwards
Acteur Riz Ahmed Felicity Jones Diego Luna [+]
Note CLAP.CH
 
3/5
Note du public
 
4.5/5
  Voir la bande annonce

Synopsis

Situé entre les épisodes III et IV de la saga Star Wars, ce spin-off raconte comment un commando rebelle se lance dans une mission pour voler les plans de l'Etoile Noire.

En pleine période de conflit, un groupe de héros improbables fait équipe pour une mission : voler les plans de l’Étoile de la Mort, l’arme de destruction ultime de l’Empire. Cet événement clé dans la chronologie Star Wars rassemble des personnes ordinaires qui choisissent de faire des choses extraordinaires, et, ce faisant, deviennent une partie de quelque chose de plus grand qu’eux.

Gareth Edwards

Riz Ahmed

Felicity Jones

Diego Luna

Ben Mendelsohn

Mads Mikkelsen

Jiang Wen

Forest Whitaker

Donnie Yen

Critiques

Laurent Scherlen | Jeudi 29 décembre 2016
 

Spin-off. Episode 3,5. Film dérivé. On pourra accoler à Rogue One: A Star Wars Story tous les termes que l'on veut, le résultat est malheureusement le même: un ratage quasi-total. Pourtant, à la barre, il y avait Gareth Edwards, réalisateur du chef d'oeuvre Monsters et du bancal mais respectable Godzilla. Doté d'un véritable sens de la mise en scène et maître dans l'installation d'atmosphères, Edwards semblait constituer le bon choix pour mener à bien la barque Rogue One. Las, c'est avec consternation que l'on constate que cette barque tangue, chahute et finit par couler.

Totalement dénué d'émotions, ne créant aucune empathie pour ses personnages, porté par des choix scénaristiques qui handicapent l'ensemble, le film contient en lui tant de mauvais germes qu'il ne saurait en ressortir quoi que ce soit d'autre qu'un très mauvais opus. Par ailleurs, Felicity Jones, l'héroïne, joue aussi bien qu'un manche à balai dans un placard, faisant varier son jeu entre l'inexpressivité et...l'inexpressivité. Et que dire des deux "apparitions" numériques d'anciens personnages de la saga, aujourd'hui disparus, si ce n'est qu'ils sont totalement irrespectueux de leurs interprètes, sans compter le fait que l'on croit avoir à faire à des personnages de jeux vidéos. Lamentable.

Alors, que sauver de ce Rogue One ? Peut-être les 5 dernières minutes, où l'on retrouve enfin le souffle mythologique et légendaire de Star Wars. Mais qu'il est décevant que le nom qui se cache derrière le metteur en scène de cette catastrophe soit celui de Gareth Edwards...

Que la Force le remette vite en selle, et qu'on n'en parle plus.


Minnie Equey | Lundi 12 décembre 2016
 

Le film le plus attendu de cette année 2016 est enfin sur les écrans suisses. Autant dire que la pression était de mise pour les studios Walt Disney. Si la franchise a repris un nouveau souffle grâce à Star Wars VII - Le Réveil de la force sorti en 2015, ce nouveau volet réalisé par Gareth Edwards (Godzilla) est de loin un succès assuré. Mais attention, Rogue One: A Star Wars Story n'est pas un épisode à glisser après le septième opus.

En effet, la volonté voulue par la firme aux grandes oreilles est de pouvoir raconter encore plus d'histoires autour de l'univers créé il y a pratiquement quarante ans. Pour se faire, et permettre de relancer encore plus une franchise délaissée depuis plus de dix ans sur grand écran, l'idée des studios a été de s'intéresser à ce qui s'est passé avant l'épisode IV intitulé Star Wars - Un Nouvel Espoir.

Ce qui permet à Rogue One: A Star Wars Story d'être un film à part entière. A commencer par son générique de début. L'ambiance est tout de suite annoncée. Il s'agit bien d'un film Star Wars mais pas vraiment. En effet, l'histoire choisie est celle des Rebelles qui ont permis l'acquisition des plans de l'Etoile Noire. Dès lors, plein de nouveaux personnages font leur apparition et permettent de redécouvrir cet univers.

Au casting, on retrouve la comédienne Felicity Jones (Inferno) qui permet de renforcer que les femmes ont bel et bien leur place dans cette galaxie lointaine. Incarnant un personnage tracassé par un passé douloureux, la jeune britannique porte littéralement le film sur ses épaules. Une interprétation qui, certes ne permettra pas une course aux Oscars, mais est tout à fait dans la lignée des personnages féminins hautement connus de la saga. 

À ses côtés, Diego Luna (Elysium) qui apporte une alchimie appréciable à l'encontre de sa partenaire à l'écran. Mads Mikkelsen (Docteur Strange), Forest Whitaker (Premier Contact) ou encore Ben Mendelsohn (Perfect Mothers) parviennent par leur talent respectif, à obtenir une cohésion absolument réussie. Mais l'un des atouts phare de Rogue One: A Star Wars Story est le comédien Alan Tudyk (Vaiana - La Légende du bout du monde) qui par sa voix, permet l'attrait humoristique à l'aventure. Son personnage de robot n'est pas sans rappeler celui de C3PO. Un régal qui adoucit un tant soit peu notre tension tant cette dernière est mise à contribution.

L'intelligence de Rogue One: A Star Wars Story est le fait que les fans de la première heure ne sont pas oubliés. Si Le Réveil de la Force avait divisé les plus mordus, gageons que cette immersion réconciliera les plus sceptiques. Tout d'abord, la présence du méchant le plus emblématique de la saga, Dark Vador, permet une transition peut-être plus compréhensive pour les moins initiés. La grande joie réside également dans le fait que pour la version originale, c'est le comédien James Earl Jones qui lui prête à nouveau sa voix si intense et caverneuse. Un plaisir qu'il est difficile de bouder tant la sensation de revivre un instant d'enfance est omniprésent et jouissif.

De nombreuses références sont également à découvrir tout au long de Rogue One: A Star Wars Story. Par respect pour les fans et les curieux, rien ne sera divulgué. Mais il va sans dire que le bonheur se poursuivra au-delà du générique de fin. En effet, il est à parier que l'envie de se replonger avec délectation dans les premières aventures se fera ressentir. Si le plaisir de retrouver un univers aussi marquant que celui créé par Georges Lucas est indéniable, ce sentiment est renforcé par les séquences musicales, car les thèmes indissociables orchestrés par John Williams en son temps sont présents dans cette nouvelle aventure, et c'est le compositeur Michael Giacchino (Zootopie) qui a la lourde de tâche d'emporter le spectateur. Autant dire que la crainte s'envole dès les premières notes posées, une mélodie qui s'harmonise avec l'histoire, donnant la sensation qu'elle a toujours été présente dans les divers opus. 

Bien entendu, Rogue One: A Star Wars Story s'adresse principalement aux fans. Ces derniers, que certains journalistes qualifient de sectaires, sont pourtant les plus difficiles à combler. Gareth Edwards est donc attendu au tournant mais le respect du réalisateur se ressent très rapidement. Les curieux ne seront pas délaissés pour autant. Les séquences de batailles sont dignes des plus grands films d'action. Ce qui permet de passer un bon moment divertissant.

Rogue One: A Star Wars Story est donc le film de fin d'année qui fait du bien. Tout d'abord, grâce à cet univers qui permet un voyage au-delà de la galaxie, même aussi lointaine, grâce à une réalisation soignée et hautement efficace, un humour bien placé et à des personnages aussi charismatiques qu'intrigants. Un plaisir qui accentue encore plus l'attente des prochains épisodes prévus et une aventure qui ravira les grands comme les petits, tout en permettant une découverte certaine pour un public moins adepte du genre.

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Cid | 19.12.2016 17:06
 
Après deux visionnages (1x en VF 3D et 1x en VO 2D) il est temps de livrer ma critique sur le dernier Star Wars, j’ai nommé Rogue One : A Star Wars Story. Après avoir été vraiment déçu par l’Episode VII, j’avoue que je craignais vraiment le visionnage de ce nouveau volet de la Saga Star Wars et il était un peu pour moi le film de la dernière chance… Pour commencer, étant donné que le film n’est pas l’Episode VIII mais qu’il vient se placer entre les épisodes III et IV, c’était déjà bien partit. Les bandes annonces laissaient présager quelques choses d’intense et très différent et pour ça ce n’était pas du tout mensonger tant le résultat est à la hauteur du produit vendu. Pour ce nouveau volet, la réalisation a été confiée à Gareth Edwards (Godzilla, la version de 2014 et Monsters) et il faut bien avouer que malgré sa courte filmographie, il s’en tire avec les honneurs. Concernant le film, première surprise, exit le générique déroulant traditionnel au début du film. Disney l’avait annoncé en préambule que cet épisode serait différent de ce qui s’est fait jusqu’à présent et nous sommes donc d’entrée mis au parfum. Ensuite vous le savez, le film retrace l’histoire de valeureux rebelles qui ont dérobé les plans de l’Etoile Noire et ainsi permis de détruire ce redoutable engin de guerre de l’Empire. Le casting est une fois de plus très différent et emmené tout d’abord par la merveilleuse Felicity Jones qui campe l’héroïne Jyn Erso de façon magistrale en donnant à son personnage le charisme nécessaire, Messieurs tenez-vous bien, les filles prennent le pouvoir et elles assurent grave. Ensuite on retrouve Diego Luna (Cassian Andor), Mads Mikkelsen (Galen Erso), Forest Whitaker (Saw Gerrera) ou encore Donnie Yen (Chirrut Imwe) pour ne citer qu’eux. Concernant Donnie Yen et son personnage dans le film, j’avoue que j’étais sceptique mais c’est vraiment un gros coup de cœur et il amène un petit quelque chose de mystique qui n’est pas pour me déplaire. Au niveau visuel, Rogue One c’est une explosion graphique et on en prend littéralement plein les mirettes avec des batailles filmées à merveille, des créatures et lieux à foison et des vaisseaux et véhicules qui raviront les fans de la première heure. Car oui il faut bien l’avouer, la plupart des fans de la première heure n’ont pas trouvé leurs comptes dans l’Episode 7 et je suis persuadé que la magie de ce nouvel opus va opérer sur beaucoup de monde. Et que dire du bonheur de retrouver le plus emblématique des méchants de l’univers, Dark Vador avec des présences certes courtes à l’écran mais au combien jouissive (surtout une scène où vous allez rester scotché à votre siège). Concernant le scénario, je ne vais pas m’étaler pour éviter de spoiler les personnes qui n’ont pas encore vu le film mais sachez que tout est parfaitement maitrisé de bout en bout avec des rebondissements et un final dantesque. Au niveau des musiques, elles sont dans le thème mais pour ma part, c’est un peu le point noir car j’aurai aimé plus de thèmes connus ou alors complètement différents. Là avec les compositions de Michael Giacchino on se retrouve avec des premières notes connues pour au final partir sur quelque chose de différent et ce mélange est assez frustrant. C’est un peu comme si on vous tendait un bonbon pour au final le donner à votre voisin. Fort heureusement il y a tout de même certains thèmes de John Williams qui assurent le tout. Sinon lors de mon deuxième visionnage avec un ami, il m’a dit une chose intéressante après avoir vu le film, à savoir qu’il avait certainement pris une grosse claque comme les personnes qui ont vu l’Episode 4 au cinéma à l’époque et je pense que ça résume vraiment bien ce sentiment en sortant de la salle. Pour ma part, autant le dire tout de suite, je n’avais pas pris telle claque Star Warsienne depuis l’Empire contre-attaque, c’est dire l’impact que le film a eu sur moi. Pour finir, Rogue One c’est donc bel et bien le film tant attendu qui a su me ramener du côté lumineux de la Force avec une réalisation soignée, un humour judicieux, des personnages totalement charismatiques et le retour d’un film bien plus sombre que les précédents. Bref, c’est quasi un sans-faute pour moi et merci d’avoir osé et nous avoir proposé un tel film. Si vous n’y êtes pas encore allé, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

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