Film

Mary Queen of Scots Mary Queen of Scots (v.o)

Date de sortie 15.01.2014
Durée 120 minutes
Age 12/16
Pays Suisse (Schweiz) , France
Distributeur Pathé
Genre Biopic , Drame
Réalisateur Thomas Imbach
Acteur Aneurin Barnard Sean Biggerstaff Camille Rutherford
Note CLAP.CH
 
3.5/5
Note du public
 
2.3/5
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Synopsis

Mary, reine des Écossais, grandit en France et est promise à la couronne de France. Mais la maladie emporte son mari et la jeune veuve rentre seule dans une Écosse dévastée par la guerre. Elizabeth vient d’être sacrée reine d’Angleterre. Pour Mary, elle est comme une sœur jumelle à qui elle peut se confier. Mary se remarie et donne naissance à un héritier du trône. Mais son nouveau mari, Lord Darnley, s’avère être un faible et lorsque Mary rencontre l’amour de sa vie, le comte de Bothwell, elle fait assassiner Darnley et épouse Bothwell. Horrifiés par ce geste et par la passion aveugle qui l’a motivé, l’aristocratie et le peuple d’Écosse se retournent contre elle et la rejettent. Pour éviter une bataille sanglante, Mary se voit contrainte d’abandonner son cher Bothwell et, désespérée, demande l’aide d’Elizabeth. Pour toute réponse, la reine d’Angleterre la jette en prison. Quand Mary sort enfin de sa cage dorée, au bout de près de dix-neuf années, c’est pour être conduite à l’échafaud.

Thomas Imbach

Aneurin Barnard

Sean Biggerstaff

Camille Rutherford

Critiques

Remy Dewarrat | Lundi 13 janvier 2014
 

POUR

Le cinéma suisse recèle aussi parfois des merveilles et Mary Queen of Scots de Thomas Imbach en est le plus bel exemple récent. Son long métrage d'une beauté remarquable est un voyage intérieur plus qu'un film historique au sens stricte du terme. On est à l'intérieur de l'esprit torturé de cette reine sans royaume.

Dans le rôle titre, Camille Rutherford force l'admiration par un jeu tout en nuance qui illustre magnifiquement tous les tourments de cette souveraine. Il y a la force, la peur, la dévotion, l'abandon, la jeunesse, l'expérience et la détermination qui ont fait de Mary un personnage hors du commun. Et Thomas Imbach fait le choix pertinent de nous la montrer dans des moments intimes loin de ces faits d'armes et politiques, qu'il traite régulièrement dans de magnifiques ellipses en vue subjective errant dans les landes écossaises. Quand la transition va vers un bonheur, la caméra marche droit et de manière fluide et quand elle annonce un malheur, celle-ci devient boiteuse, elle claudique en perdant régulièrement l'équilibre pour cadrer le sol souvent boueux. Il s'attarde sur les relations peu connues de la reine comme ses confidentes ou Rizzio, un jeune homme pour lequel elle avait un préférence particulière. On découvre un aspect méconnu de la vie de Mary, justement écrit par Stefan Zweig et magnifiquement mis en image par Thomas Imbach.

Le cinéaste né à Lucerne ne cherche pas à faire dans la retranscription de luxe et opte pour une photographie naturaliste des plus splendide, et rendue possible grâce à la contribution de Rainer Klausmann qui est à l'origine de l'image de La Chute de Oliver Hirschbiegel pour ne citer que ce film.

Mary Queen of Scots est une oeuvre magnifique, réalisé avec un budget modeste, mais comportant une telle âme, purement cinématographique, qu'elle en devient personnelle.


Max Borg | Lundi 13 janvier 2014
 

CONTRE

Très attendu dans le contexte du Festival de Locarno, où il représentait le cinéma helvétique de fiction dans la compétition principale, le nouveau long-métrage du cinéaste lucernois Thomas Imbach, également présenté à Toronto, a été accueilli avec des opinions très différentes: d'un côté, la presse internationale y a vu un portrait humain très réussi; de l'autre, un film qui essaye, sans succès, une variation d'un modèle cinématographique très peu exploité dans le milieu du cinéma suisse.

L'approche d'Imbach est beaucoup plus intimiste que ce qu'on pourrait s'attendre du genre: en reconstruisant la vie de Mary Stuart (Camille Rutherford), il montre l'histoire principalement à travers les pensées de la reine écossaise, toujours en train d'essayer d'établir un dialogue avec sa cousine Elizabeth, absente tout au long du film. L'effondrement d'une petite monarchie est mise en images non pas par le biais de grandes batailles, mais plutôt avec le côté le plus privé de la vie d'une jeune femme malheureuse.

Certes, le choix narratif du cinéaste est intéressant, voire même courageux, puisqu'il manipule les règles d'un genre tout en les respectant. Mais au final, la beauté visuelle et l'audace scénaristique ne peuvent pas cacher un grand manque d'émotion, ce dernier étant lié directement à la nature trop elliptique du récit. Quant à Rutherford, elle est magnifique, en anglais et en français, mais on aurait préféré la voir au centre d'un univers moins fragmenté, où sa prestation aurait pu se développer de façon plus naturelle et convaincante.

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Vincent | 21.01.2014 15:08
 
Les fictions suisses à sortir du lot sont tellement rares que "Mary Queen of Scots" mérite d'être signalé. Très théâtral, tant dans ses images (quelques magnifiques paysages d'Ecosse) que dans les interprétations de ses comédiens ou dans son rythme (les séquences avec les marionnettes sont très réussies), ce film colle aux basques de Mary Stuart, sur une adaptation du roman de Stefan Zweig. Au coeur de ce récit, on découvre Camille Rutherford, magnifique premier rôle qui éclipse un peu trop aisément le reste du casting quelque peu terne. A relever également, l'excellent choix des musiques qui s'aligne parfaitement sur les images.

Cinemaxx | 20.01.2014 09:43
 
Le pire film en ce début d'année. Petit budget, cadrages serrés, rien n'est crédible dans cette petite production. Si vous voulez perdre votre temps et votre argent...alors ce film est pour vous.