Film

Exodus: Gods and Kings Exodus: Gods and Kings (v.o)

Date de sortie 24.12.2014
Durée 142 minutes
Age 12/14
Pays États-Unis (United States)
Distributeur Fox Suisse
Genre Drame , Historique
Réalisateur Ridley Scott
Acteur Christian Bale Joel Edgerton
Note CLAP.CH
 
4/5
Note du public
 
2.9/5
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Synopsis

L’histoire d’un homme qui osa braver la puissance de tout un empire.
Ridley Scott nous offre une nouvelle vision de l’histoire de Moïse, leader insoumis qui défia le pharaon Ramsès, entraînant 600 000 esclaves dans un périple grandiose pour fuir l’Egypte et échapper au terrible cycle des dix plaies.

Ridley Scott

Christian Bale

Joel Edgerton

Critiques

Remy Dewarrat | Lundi 22 décembre 2014
 

Contrairement à Noah de Darren Aronovski qui se vautrait dans la légende et le surréalisme de pacotille, Exodus: Gods and Kings de Ridley Scott joue pertinemment la carte du réalisme. A moins d'être sur une autre planète et de ne s'intéresser qu'à son misérable petit nombril, on connaît parfaitement ce passage biblique qui conte l'exode du peuple hébreux fuyant l'esclavagisme de l'Egypte, et le film évite heureusement le passage où Moïse est placé dans un berceau et recueilli par une dignitaire égyptienne qui l'élèvera comme son propre fils.

Exodus: Gods And Kings commence quand Moïse adulte vit dans les hautes sphères du pouvoir égyptien aux côtés de son "frère" Ramsès qui deviendra par la suite son ennemi juré. Il apprend petit à petit ses origines hébraïques et va subir une révélation qui lui sera faite par Dieu en personne.

Et là le film innove en matérialisant l'être suprême sous la forme d'un innocent garçonnet de dix ans, soit la naïveté même, et non un vieux sage barbu ou une voix caverneuse d'outre-tombe. Cette trouvaille tient du génie et prouve bel et bien que toute religion ou croyance n'est l'apanage que d'une masse incapable de faire face à ses problèmes en s'inventant, avec toute l'immaturité que cela comporte, un créateur pour se dédouaner de sa situation d'être humain fait de chair et de sang, n'étant que de passage sur la planète.

Vient ensuite l'épisode dit des Sept Plaies d'Egypte et là encore, le long métrage de Ridley Scott se détache des habituels clichés éculés en les faisant s'enchaîner dans une suite implacable de malheurs qui se répondent astucieusement les uns aux autres, matérialisés par des effets visuels remarquables loin de toute l'emphase chère au genre. Ce chantage divin («Laisse partir les miens afin qu'ils puissent vivre libres ou j'abats sur ton peuple les pires calamités.») engendre une réaction violente de la part de Ramsès qui se met à pendre à tour de bras ses guérisseurs et autres gourous incapables de contrecarrer ces cataclysmes.

Partiellement vaincu, le pharaon, ne peut que constater la fuite de ses esclaves. Mais, meurtri dans son amour propre et craignant pour l'économie de sa nation (sans eux qui va construire les monuments démesurés qui font sa gloire), il se met à leur poursuite. Et l'on atteint dès lors la pièce maîtresse de l'oeuvre, le fameux passage de la Mer Rouge, mais on n'en dira rien ici pour laisser la surprise aux spectateurs d'une nouvelle excellente trouvaille, classant définitivement le film dans un registre qui le fait sortir de l'imagerie traditionnelle.

Ridley Scott prouve une nouvelle fois qu'il maîtrise le film historique ou de science-fiction et ici il a l'opportunité d'allier les deux et ne s'en prive pas, réalisant une oeuvre pharaonique qu'il dédie judicieusement à son frère Tony qui a décidé de quitter ce monde.

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Votre avis sur ce film:
 

Lavardin | 26.04.2015 23:05
 
La critique de Clap.ch parle de réalisme ? Sans vouloir se la jouer connaisseur de l'Egypte antique, rien n'est réaliste dans cet Exodus, à commencer par ce merveilleux plan du temple d'Abou Simbel en début de film... érigé avant même que Ramsès II ne soit pharaon... Pour le reste, la liste est longue et elle rend rapidement le film insupportable, mais une énumération serait aussi ennuyeuse que ce spectacle ne valant, une fois encore, que pour ses effets spéciaux pharaoniques. Des stars faisant de la figuration, un Ramsès pitoyable sous son maquillage, aucune émotion... et que dire de ce Dieu enfant agressif ? Innovant ? Scorsese avait lancé l'idée il y a de cela plus de 25 ans avec une charmante petite fille, mais il est vrai qu'il s'agissait du diable. Rien de bien neuf donc sur la planète hollywoodienne. A fuir !

Clara | 21.01.2015 22:38
 
Un autre film péplum qui vient suivre Noah, mais il est moins bon que sont précédent. Cependant les effets spéciaux sont formidables et ne laissent rien à redire. Malgré un début rapide il y a un long moment où il ne se passe pas grand chose... Les plaies sont bien representés et très marquantes, on prend en peine les egyptiens lors de la plaies des agneaux. Agréable à voir et facinant.

Clapman | 14.01.2015 07:40
 
EXODUS est une relecture, certes, hollywoodienne, mais sans trop d'artifices " magico-bibliques" et des images à couper le souffle. Bravo les effets visuels. L'idée de représenter Dieu d'une autre façon est judicieuse et la séparation des eaux intelligente.

Laurent | 27.12.2014 00:22
 
Clairement mieux scénarisé et tourné que le mortellement ennuyeux Noah. Toutefois, rien ne change mon point de vue qu'encore une fois, on nous bassine de l'ingéniosité du grand Dieu catholique et que si on ne le respecte pas, les blasphèmes s'abattront sans pitié. Peu convaincu par l'enfant, mieux par les enchaînements naturels dont même certains pasteurs-prêtres y croient plus volontiers. J'ai nettement plus apprécié le personnage de Ramsès que de Moïse. Enfin, pourquoi ne pas avoir plus parlé hébreu ? Bref, proche de l'ennui.

vincenzobino | 26.12.2014 17:22
 
Nouveau film consacré a l'Exode, un de plus serait-on tenté de dire? Et ben pas du tout. Comme le mentionne Rémy, l'Exodus de Ridley Scott se détache de sa version biblique et ce, des la scène d'ouverture qui annonce la couleur. C'est un ode a la famille ainsi qu'un petit message caché sur l'absurdité des guerres religieuses. J'ai trouvé l'idée de ce Dieu extérieurement innocent mais intérieurement plus cruel très bonne. Moins convaincu peut-être par son Moise chef de guerre et non plus prophète et par Ramses (avec Yul Brynner en tête, Edgerton fait un peu pale figure). Niveau effets visuels, presque rien a redire: la séquence des plaies (davantage longue que dans toute autre version) atteint des sommets; un peu frustré par la Mer rouge par contre. Se laisse voir sans être le meilleur film du réalisateur septuagénaire...