Film

We Are What We Are We Are What We Are (v.o)

Date de sortie 08.07.2013
Durée 100 minutes
Age 16/16
Pays États-Unis (United States)
Distributeur NIFFF 2013
Genre Drame , Horreur
Réalisateur Jim Mickle
Acteur Ambyr Childers Kelly McGillis Odeya Rush
Note CLAP.CH
 
4.5/5
Note du public Aucun vote
  Voir la bande annonce

Synopsis

En compétition Internationale NIFFF 2013

Un petit village perdu dans une région montagneuse des Etats-Unis. La famille Parker est sans histoire et connue pour sa grande discrétion. Mais derrière les portes closes et les silences apeurés se cache un terrible secret que les autorités locales vont peu à peu découvrir. Au cœur d’une tempête, dans une maison plongée dans la pénombre et dirigée par un patriarche froid et autoritaire, les personnages évoluent dans une atmosphère lugubre et nous entrainent au cœur d’un conte moderne monstrueux.


L'avis du NIFFF:
Une intrigue complexe et bien ficelée qui nous tient en haleine jusqu’au dénouement final, des personnages riches et interprétés avec brio par des acteurs talentueux, le tout dans une ambiance morbide et carrément inquiétante, voilà la recette qui fait de We Are What We Are - remake de Somos lo que hay du Mexicain Jorge Michel Grau - un film parfaitement terrifiant et malsain. De quoi retourner l’estomac et donner des sueurs froides aux amateurs de frissons, même les plus avertis.

Jim Mickle

Ambyr Childers

Kelly McGillis

Odeya Rush

Critiques

Remy Dewarrat | Samedi 6 juillet 2013
 

Avec We Are What We Are, Jim Mickle signe un long métrage qui s'attaque de manière frontale à la  consanguinité et au cannibalisme. Au travers d'une famille empêtrée dans une tradition datant de la fin du XVIII ème siècle, à l'époque des pionniers, il nous brosse le portrait d'un pays sclérosé par ses croyances, souvent extrêmes.

Aidé par un très bon casting, le réalisateur de Stakeland parvient à impliquer le spectateur au travers des deux filles aînées, sans ne jamais chercher l'empathie lourdaude. Elles tiennent les rôles de victimes incurables qui essaient quand même de se sortir d'une situation qu'elle savent irrémédiable. Le mal intervient d'abord sous forme de maladie dont souffre la mère. Son extrême faiblesse la fait glisser au pied de sa voiture lors du déluge qui dévaste la région: elle meurt noyée. Le médecin qui pratique l'autopsie s'interroge sur les causes de cette maladie, mais ne parvient pas à en trouver l'origine. C'est en se rapprochant des membres restants que l'on comprend petit à petit ce qui empoisonne cette famille d'apparence tranquille. Jim Mickle ne choisit pas l'effet de surprise pour nous le révéler, mais distille tout au long de son intrigue des éléments qui mettront la lumière sur les agissements si particuliers de ce clan.

Le cinéaste met le doigt sur l'éducation des jeunes que l'on endort et endoctrine à coup de traditions et de morales. Du coup, ils manquent sérieusement d'ouverture et quand ils essaient d'aller au-delà de leur champ de vision étriqué, ils sont rattrapés par la culpabilité qui les replonge d'office dans les marasmes de leurs us et coutumes. Même l'eau, qui noie littéralement le film, ne parvient pas à purifier cette manière de vivre. La conclusion glaçante de We Are What We Are marque une nouvelle phase de ce mal, son évolution logique qui va vers une simplicité animale, avec toute la sauvagerie et la brutalité qu'elle comprend.

Merci d'avoir voté pour ce film !
Votre commentaire sera validé par notre cher administrateur...
Votre avis sur ce film: