Film

Kiss of the Damned Kiss of the Damned (v.o)

Date de sortie
Durée 97 minutes
Age 16/16
Pays États-Unis (United States)
Distributeur NIFFF 2013
Genre Horreur , Erotique
Réalisateur Xan Cassavetes
Acteur Joséphine de La Baume Roxane Mesquida Milo Ventimiglia
Note CLAP.CH
 
4.5/5
Note du public Aucun vote
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Synopsis

En compétition Internationale NIFFF 2013

Scénariste en panne d’inspiration, Paolo décide de s’isoler dans une maison de province pour se consacrer à son travail. Au bar du coin, il rencontre Djuna, une femme à la beauté troublante. Sachant qu’elle ne pourra pas se retenir de le mordre, cette dernière tente de repousser ses avances. Rien n’y fait, la passion l’emporte et Djuna lui révèle finalement son secret. Paolo accepte sa nature de vampire et va jusqu’à vouloir partager sa condition. Le couple semble vivre le parfait amour, jusqu’au jour où la sœur rebelle de Djuna leur rend une visite surprise. Pas sûr que cette romance soit au goût des autres vampires...

L'avis du NIFFF:
Avec Kiss of the Damned, Xan Cassavetes revisite le mythe du vampire en opposant classicisme et modernisme. En véritable esthète, la réalisatrice combine le charme suranné des plus belles productions horrifiques de la Hammer aux fulgurances gores d’aujourd’hui. Nimbé d’une mélancolie érotique, le film exploite à merveille la violente ambivalence du vampire, condamné à être tiraillé par ses pulsions.

La réalisatrice :
Née en 1965, Xan Cassavetes fait ses débuts en tant qu’actrice. Après quelques apparitions dans les films de son illustre père (John Cassavetes), elle réalise un documentaire sur l’une des premières chaînes câblées payantes aux États-Unis. Z Channel : A Magnificent Obsession (2004) est acclamé lors de sa projection au Festival de Cannes. Marquée par la puissance et l’esthétisme des films de vampire européens, elle décide ensuite de tourner sa première fiction : Kiss of the Damned.

Xan Cassavetes

Joséphine de La Baume

Roxane Mesquida

Milo Ventimiglia

Critiques

Laurent Scherlen | Lundi 23 septembre 2013
 
Octopus d'Or au dernier Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg (FEFFS), Kiss of the damned, premier long-métrage de la prometteuse Xan Cassavetes (fille de John), s'impose comme une éclatante réussite dans le genre pourtant ultra balisé du film de vampires. Film d'ambiance à l'atmosphère envoûtante, Kiss of the damned débute par l'histoire d'un homme mordu et transformé en vampire par la femme qu'il vient de rencontrer et dont il tombe fou amoureux, avant de  bifurquer rapidement vers un propos sur le politiquement incorrect et l'impossibilité pour ceux qui en font leur mode de vie de s’inclure dans une société où le balisage des conventions ne souffre pas la marge.
Délicieusement empreint de giallo (l’entêtante ritournelle musicale du film est là pour s’en faire l’écho), le film de Cassavetes évoque également Amer par sa propension à user d’un montage (cuts brutaux), et d’une utilisation de l’image et du son à des fins purement sensorielles (voir cette déambulation hypnotique dans une discothèque pour s’en convaincre). Porté par deux actrices à la beauté renversante (Joséphine de la Baume et  Roxane Mesquida), traversé de scènes de meurtres stylisées que ne renierait pas le Dario Argento de la grande époque, Kiss of the damned se permet ainsi le luxe de se démarquer de ses nombreux prédécesseurs vampiriques par le ton véritablement singulier qui imprime chaque photogramme de la pellicule.
Histoire d’amour par-delà la mort, réflexion sur la norme et l’anormalité, douce et enivrante mélopée visuelle et sonore, Kiss of the damned, c’est tout cela à la fois. Pour qui saura se laisser absorber par cette expérience cinématographique trop rare pour ne pas être saluée (le pré-cité Amer ou le formidable Enter the Void participent de la même veine), Kiss of the damned s’inscrira à coup sûr comme l’une des plus belles balises du cinéma de genre de ces dernières années.