Film

Raze Raze (v.o)

Date de sortie 07.07.2013
Durée 87 minutes
Age 16/16
Pays États-Unis (United States)
Distributeur NIFFF 2013
Genre Action , Survival
Réalisateur Josh C. Waller
Acteur Zoe Bell Rachel Nichols Tracie Thoms
Note CLAP.CH
 
2/5
Note du public
 
3.5/5
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Synopsis

Film en compétition Internationale NIFFF 2013

Suite à son enlèvement, Jamie se retrouve enfermée dans une prison entièrement peuplée de femmes. La captive est contrainte de se battre à mains nues avec sa codétenue Sabrina, au centre d’une arène, pour le plaisir de spectateurs invisibles. Mais l’enjeu est de taille… Une personne proche de chacune des prisonnières est en danger de mort. Pour leur sauver la mise, ces femmes doivent combattre jusqu’à ce que mort s’ensuive. Leur salut dépend désormais de leur victoire. Le jeu s’annonce musclé et sanglant…

L'avis du NIFFF:
Sans demi-mesure, Raze s’inscrit dans le sous-genre du « women-in-prison » chère aux années 70 et offre à Zoe Bell, la cascadeuse du Death Proof de Tarantino, l’un des rôles principaux. S’inspirant des jeux vidéo de combat, Josh C. Waller parachute tous les profils féminins au centre d’un univers ultra masculin et anxiogène, débordant de sueur et de sang. Battle Royale vs. Mortal Kombat : voici la partie de jeu cinématographique qui vous attend. Round 1… Fight !

Le réalisateur :
Ancien U.S. Marine, Josh C. Waller a un parcours atypique. Bien qu’il compte une douzaine de courts métrages à son actif, sa carrière se tient plutôt éloignée du milieu cinématographique. Un beau jour, le producteur Kenny Gage lui soumet un script intitulé « Raze », conçu pour un court métrage. Waller entre en scène et le transforme en long métrage qui, au-delà du film d’exploitation auquel l’histoire fait référence, transgresse le schéma des femmes emprisonnées belliqueuses pour les ériger au rang de professionnelles de la baston.

Josh C. Waller

Zoe Bell

Rachel Nichols

Tracie Thoms

Critiques

Remy Dewarrat | Vendredi 5 juillet 2013
 

CONTRE

Devant Raze de Josh C. Waller, on a la détestable impression d'assister un remake du très discutable Martyrs de Pascal Laugier avec pour seule différence que ce ne sont pas les bourreaux qui font le sale travail, mais que les victimes sont obligées de s'entretuer, sinon on élimine leurs proches. La mise en scène est répétitive au possible avec des suites de combats filmés de manière très grossière: contre-plongée sur celle qui donne des coups et plongée sur celle qui les reçoit.

Au Nifff 2013, où le film est en compétition internationale, on a entendu un spectateur qui l'a aimé dire à un autre pas convaincu: "Vous n'êtes pas assez pervers pour apprécier une telle oeuvre." Dès lors on se demande légitimement si la perversion peut être perçue comme une qualité: chacun en sera juge dans son âme et conscience.


Beatrice Thomas | Vendredi 5 juillet 2013
 

POUR

Premier véritable film d’exploitation présenté en compétition internationale au NIFFF, "Raze" appartient au sous-genre des WIP (Women In Prison), parfois aussi appelé « Chicks in chains » sans jamais embrasser ses aspects pornographiques. Brutal et efficace, le film remplit parfaitement son rôle exploiteur mais dépasse les aspirations titillantes du genre et élève les femmes au rang de rebelles et de survivantes et non plus de simple fantasmes.

Enfermées dans une lugubre prison souterraine, des dizaines de femmes kidnappées sont forcées de se battre à mains nues jusqu’à la mort. Le sordide tournoi de gladiateur moderne fait rage sous l’oeil pervers de caméras capturant chaque détail sanglant des duels pour le plaisir d’un mystérieux groupe de privilégiés. Si les femmes refusent de se battre ou perdent leur combat, leurs matons exécutent leurs proches. C’est le sort de Sabrina, forcée de tuer à main nue, encore et encore, d’innocentes victimes, sous peine de voir périr sa fille sur le petit écran de sa cellule.
Raze est un film brutal mené par un casting redoutable dont la superbe Zoe Bell, cascadeuse promue au rang d’actrice par Tarantino dans "Death Proof". Elle assure ici le premier rôle avec conviction et férocité, incarnant parfaitement la force, le courage et la détermination féminine que ses tortionnaires aiment tant exploiter. Ses partenaires de jeux n’ont pas à rougir face à elle. Elles font toutes un excellent boulot, interprétant une large palette de personnages : vicieuse, dérangée, ou simplement terrorisée. En plus d’un cameo de Rosario Dawson, s’ajoutent à elles Sherilyn Fenn ("Twin Peaks") et Doug Jones, le talentueux homme-monstre derrière la peau du Paleman, de Pan  ou encore d’Abe Sapien dans les travaux de Del Toro, tous deux à la tête de l’ignoble organisation. 
Forcément fréquentes, au point que certains trouveront le film répétitif, les scènes de combat sont bien chorégraphiées, efficaces et lisibles (bien qu’elles abusent d’étranglements).  Evidemment sanglantes et brutales, elles ne tombent cependant jamais dans le fétichisme d’usage dans le WIP, où les femmes combattent souvent nues, et où l’on passe, de sexe lesbien graphique au bondage en passant, évidemment, par le viol, une voie qui a été ici écartée. Un choix rafraichissant qui extrait en partie le spectateur de sa position de voyeur et donne au film un propos plus féministe, celui qui traite d’oppression et de violence contre la femmes, mais aussi, face à ça, de la puissance, de la rage et de la résistance de celles-ci.
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