Film

Trance Trance (v.o)

Date de sortie 08.05.2013
Durée 101 minutes
Age 16/16
Pays Royaume-Uni (United Kingdom)
Distributeur Pathé
Genre Thriller
Réalisateur Danny Boyle
Acteur Vincent Cassel Rosario Dawson James McAvoy
Note CLAP.CH
 
3/5
Note du public
 
4.3/5
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Synopsis

Simon, un commissaire-priseur, s’allie à un gang mené par Franck, un caïd de la pègre. Ils préparent le vol audacieux d’un chef-d’œuvre de Goya. Lorsque Simon tente de flouer le gang pendant le vol, Franck le frappe violemment, le laissant inconscient... À son réveil, Simon annonce que le choc lui a fait oublier où il avait caché le tableau. Incapable de forcer Simon à révéler le lieu de la cachette, Franck et ses associés font appel à une charismatique hypno-thérapeute dans le but de le faire parler.

Danny Boyle

Vincent Cassel

Rosario Dawson

James McAvoy

Critiques

Remy Dewarrat | Lundi 6 mai 2013
 

CONTRE

Après un très décevant 127 heures qui faisait la part belle à une mise en scène désincarnée et consensuelle, Danny Boyle revient au cinéma après s'être vu confier la lourde de tâche de diriger la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Londres. Son nouveau film, Trance, déçoit une nouvelle fois, car il donne l'impression d'être un prétexte à une débauche visuelle et à un scénario qui part dans tous les sens, laissant de côté toute rigueur artistique.

Malheureusement, un peu comme David Fincher, Danny Boyle s'enlise dans une voie de garage en cherchant trop à satisfaire les goûts soit disant à la mode. On a droit à une débauche de violence lyrique et graphique comme si tout le projet reposait sur une émasculation par balle. Le personnage de la voyante souffre d'une écriture très pauvre et cela lui enlève toute crédibilité. Au final on subit le film comme si c'était un de ses petits fours tarabiscotés qui font la joie des vernissages d'expositions d'artistes contemporains chichiteux, ceux-là même que l'on se doit de déguster avec le petit doigt en l'air et dont on ose dire aucun mal par peur de passer pour quelqu'un de ringard, de dépassé.


Max Borg | Lundi 6 mai 2013
 

POUR

Oscarisé et récemment déclaré héros national britannique pour son excellente direction artistique de la cérémonie d'ouverture des jeux olympiques en août 2012, Danny Boyle est désormais capable de faire exactement ce qu'il veut, sans compromis. Voilà donc que, bénéficiant aussi d'un accord avec Pathé et Fox Searchlight qui lui permet de tourner n'importe quel film en pleine liberté pourvu que le budget ne dépasse pas les 20 millions de dollars, le réalisateur de Slumdog Millionaire débarque dans les salles obscures avec une oeuvre hypnotique, tordue et trompeuse telle que Trance. "Le jumeau sombre de la cérémonie olympique", comme l'a définie la revue anglaise Sight & Sound lors d'une interview avec le cinéaste.

On est bien à Londres, mais il n'est pas question de fêter la gloire historique et culturelle du pays. Au contraire, l'intrigue puise dans les coins les plus sordides de l'esprit humain, et très littéralement d'ailleurs, puisque l'enjeu principal du scénario est lié à ce qui se passe dans la tête de Simon (James McAvoy), complice du voleur d'art Franck (Vincent Cassel), qui a subi un traumatisme lors du braquage et ne se souvient plus de l'endroit où il aurait caché le tableau qu'ils ont volé. N'arrivant pas à déclencher la mémoire du jeune homme avec les menaces, Franck engage une spécialiste de l'hypnose (Rosario Dawson) dans la tentative de trouver une réponse. Et c'est là, lorsqu'elle entre dans l'esprit de Simon, que l'histoire devient plus compliquée...

Difficile de raconter d'autres détails narratifs puisque, comme nous l'a même rappelé le distributeur suisse lors de la projection pour la presse, il est important de laisser découvrir au spectateur les éventuels rebondissements qui se cachent dans le récit. On dira juste que Boyle a finalement retrouvé "son" cinéma à lui: alors que dans 127 heures il était littéralement bloqué avec son personnage principal, et que Slumdog Millionaire frôlait des fois une gentillesse qu'on a de la peine à associer avec ce cinéaste, son retour en territoire britannique est aussi une revisitation des atmosphères oniriques et hallucinatoires de Shallow Grave et Trainspotting. Ce n'est pas un hasard si John Hodge, le scénariste des deux films en question, a aussi écrit Trance, qui permet au trio d'acteurs d'explorer de nouvelles facettes de leurs personnalités cinématographiques et à Boyle d'analyser encore une fois, avec un plaisir presque sadique, les zones les plus laides de son pays, que ce soit sur le plan géographique ou spirituel.

Le générique de fin fait allusion à l'origine du scénario, déjà mis en scène par Joe Ahearne en 2001 sous forme de téléfilm. C'est toutefois un détail sans importance: comme No Country for Old Men pour les frères Coen et Le Prestige pour Christopher Nolan, Trance est, du début à la fin, du Danny Boyle pur. Bref, un film incontournable.   

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Votre avis sur ce film:
 

Laurent | 02.06.2013 17:16
 
Un très bon retour de Dany Boyle sur grand écran. Vu tardivement, j'ai été scotché du début à la fin et ce puzzle impossible à reconstituer, sauf à la fin, a été soigné artistiquement et visuellement. Après Slumdog Millionnaire, l'anglais nous prouve une fois de plus sa facilité à changer de style de films. Je suis entièrement d'accord avec Max Borg quant au fait que le réalisateur nous démontre les moins beaux quartier de Londres. J'espère que sa sortie DVD-Blu Ray en vaudra la peine !

Jean Val Jean | 15.05.2013 17:32
 
Je suis du côté des pour ;-) très bon film. Boyle est plus que jamais en forme. ;-)

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