Film

Opération avant l'aube Zero Dark Thirty (v.o)

Date de sortie 23.01.2013
Durée 157 minutes
Age 16/16
Pays États-Unis (United States)
Distributeur Universal
Genre Thriller
Réalisateur Kathryn Bigelow
Acteur Jessica Chastain Joel Edgerton Mark Strong
Note CLAP.CH
 
2.8/5
Note du public
 
2/5
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Synopsis

Le récit de la traque d'Oussama ben Laden par une unité des forces spéciales US...

Avis de la commission des âges:

Dans ce genre de récit, la violence est présente dans de longues scènes de torture avec des images très fortes, afin de faire parler l'ennemi pour obtenir des renseignements. La première partie est complexe car très théorique. La seconde partie, intense, nous montre l'intervention elle-même et l'assassinat de Ben Laden et permet de se faire une idée de ce que les soldats ont vécus ainsi que les dangers auxquels ils ont du faire face. Les relations sont tendues entre les membres de la CIA et les services secrets US. Le film est long et assez stressant par son suspense, même si le spectateur en connaît le dénouement. Un film pour adolescents avertis et adultes.

Le Bluray (sortie le 16.05.2013)

Le Bluray propose aussi une copie numérique que vous pouvez télécharger et regarder sur vos divers appareils de lectures tels que les tablettes et ordinateurs Apple ou PC.

Bonus: Gros plan sur Jessica Chastain. La résidence. Pas de petit exploit. Bien préparés.

Vidéo: 1080p Haute Définition Widescreen 1.85:1

Audio: Anglais DTS-HD Master Audio 5.1 + Français, Italien, Allemand et Espagnol en DTS Digital Surround 5.1

Sous-titres: divers

Kathryn Bigelow

Jessica Chastain

Joel Edgerton

Mark Strong

Critiques

Max Borg | Lundi 21 janvier 2013
 

POUR

Kathryn Bigelow, l’héritière de Leni Riefenstahl ? C’est un des commentaires les plus répandus sur Zero Dark Thirty, nouveau long métrage de la réalisatrice de Point Break et Démineurs, sorti aux States. Entre les critiques de la CIA, qui définit « mensongères » les représentations de leurs techniques d’interrogation, à savoir la torture connue sous le nom de waterboarding, et les accusations de la part de certains journalistes, selon lesquels Bigelow aurait tourné le film pour aider la campagne électorale de Barack Obama, on ne peut certainement pas dire que Zero Dark Thirty, qui relate les dix ans qu’il a fallu aux services secrets américains pour trouver et tuer Oussama Ben Laden, est passé inaperçu.

Pour montrer à l’écran cette décennie qui a profondément marqué l’esprit des américains, Bigelow signe une œuvre qui dure deux heures et quarante minutes, essentielles pour vraiment sentir le passage du temps : le récit commence, après le carton qui précise que ce qu’on va voir s’inspire de faits réels, avec les voix des victimes des attentats du 11 septembre. Ensuite, on voit les différentes étapes de la poursuite de Ben Laden, certains indices étant utiles, d’autres pas du tout. La seule présence constante, ou presque, est celle de Maya (Jessica Chastain), qui renonce à tout dans le but de trouver le terroriste le plus recherché au monde. Et pour finir, l’opération militaire qui donne au film son titre : vingt-cinq minutes implacables, où le suspense demeure sans cesse.

Initialement conçu comme un projet sur l’échec de la chasse à l’homme entamée en 2001, le scénario de Zero Dark Thirty, écrit par Mark Boal (Démineurs), a été modifié suite à l’annonce de la mort de Ben Laden. N’empêche qu’une grande partie du contenu n’aurait pas changé, car le film reste l’histoire d’une obsession, le portrait d’une nation brisée par le chagrin et le désespoir. Bigelow nous le montre sans promouvoir ni condamner, l’ambivalence étant un élément fondamental non seulement pour les spectateurs, mais aussi pour les personnages. Ceux qui cherchent une apologie de la torture devraient revisiter la série télé 24 Heures Chrono, parce que dans Zero Dark Thirty il n’y a aucune place pour un Jack Bauer et ses méthodes valables à n’importe quel prix. Quant à la supposée propagande pro-USA, on conseille de bien revoir la fin du film : jamais un happy end n’aura été tellement rempli d’angoisse et de doutes.


Remy Dewarrat | Lundi 21 janvier 2013
 

CONTRE

A chaque fois que l'on est confronté à une oeuvre d'art, on peut légitimement se demander à quoi elle sert. A quoi donc peut bien servir Zero Dark Thirty?

A divertir?

Pas vraiment, ou si l'on parvient à trouver du divertissement là-dedans, il serait grand temps de consulter.

A informer?

Non plus car il n'y a rien dans ce long métrage de plus que ce que l'on a appris par les médias.

A dénoncer?

Non, on ne peut pas dire que le film soit anti-musulman, son problème majeur est bien ailleurs.

A choquer?

Peut-être, mais si c'est le cas, et vu l'extrême sérieux de l'objet on en doute, ce serait du plus mauvais goût, que le film atteint largement mais pas pour cette raison.

A justifier?

C'est très malheureusement de cela qu'il s'agit et là on justifie ou excuse l'injustifiable, l'inexcusable.

Au sortir de Zero Dark Thirty on se demande comment il est possible aujourd'hui de parvenir à un tel manque de dignité. La faute principale en revient au personnage incarné par Jessica Chastain. Elle joue Maya, une revancharde du 11 septembre 2001 qui s'est mis en tête de supprimer Ben Laden, mais se trouve freinée par sa hiérarchie. Elle est l'image classique du héros américain par excellence, une sorte de vilain petit canard qui se retrouve seul contre tous avant de triompher. Et ce n'est pas faux de parler de son rôle au masculin tellement il contient peu de féminité. Cela n'est pas nouveau: très souvent chez Bigelow, on a la désagréable impression que les personnages féminins pourraient être des mâles.

Maya pique des crises ridicules d'enfant gâtée, c'est une insupportable tête à claque, elle cherche toujours à vouloir dépasser ses collègues masculins, elle torture sans état d'âme et se permet le comble de l'obscénité en pleurant, une fois sa mission accomplie, après avoir vu la dépouille de son entêtement maladif. Comme si l'on devait la plaindre, la comprendre, la réconforter. Ce n'est pas parce que la torture a été utilisée dans ce conflit, et il y assez de témoignages pour ne pas le nier, qu'il faut la justifier dans un film aussi vain qu'inutile, si ce n'est pour faire l'apologie de l'impérialisme et propager l'adage pourtant si ringard: oeil pour oeil, dent pour dent. C'est se complaire dans la vengeance.

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Votre avis sur ce film:
 

Lavardin | 10.11.2014 21:58
 
La traque de Ben Laden vue de l'intérieur. Un sujet facile à démonter si l'on tend comme souvent à vouloir se complaire dans le procès de l'Amérique toute puissante. Reste que Kathryn Bigelow nous livre ici, après un Démineurs surévalué, une oeuvre d'une rare puissance.

bernardnovet | 15.02.2013 15:36
 
Comme d'hab', je ne serai pas aussi critique envers le film de Bigelow. Il est plus ambivalent à mon sens. Chacun voit le comportement des uns et des autres, et ceux des protagonistes, avec sa propre subjectivité, ses propres convictions. Libre au spectateur de faire de même - sachant qui est l'auteur (une américaine en l'occurence). Je ne me suis pas senti forcé à brandir la bannière étoilée au sortir de la salle. J'avais par contre un vrai sentiment contrasté, qui faisait aussi place à la critique de ce monstre militaire et sans âme qu'est parfois l'Amérique de Bush/Obama, et qui s'incarne dans le manque d'émotion que nous propose Jessica Castain.

Pierre-Jean. | 01.02.2013 16:40
 
Cette apologie de la grande Amérique m'a laissé froid tant les personnages sont sans nuances.

Jeff | 24.01.2013 14:33
 
Ce film est ridicule à tous les niveaux: le scénario, les personnages pas du tout subtils, le film lui-même. Il ne manquerait plus qu'il obtienne l'oscar...

Julie | 23.01.2013 21:07
 
C'est nul et c'est tout. On se demande quel est le but de ce film qui n'aurait pas existé si le ridicule pouvait tuer.