Film

Hunger Games - L'embrasement Hunger Games - Catching Fire (v.o)

Date de sortie 27.11.2013
Durée 146 minutes
Age 12/14
Pays États-Unis (United States)
Distributeur Impuls
Genre Science fiction
Réalisateur Francis Lawrence
Acteur Liam Hemsworth Josh Hutcherson Jennifer Lawrence
Note CLAP.CH
 
3/5
Note du public
 
3.3/5
  Voir la bande annonce

Synopsis

Katniss et Peeta ont survécu aux Hunger Games. Mieux encore: ils ont tenu tête au puissant Capitole. Leur exemple encourage le peuple opprimé des districts à se rebeller contre le régime. Mais le président Snow change brusquement les règles et oblige tous les vainqueurs des Hunger Games précédents à s’affronter une fois encore dans les prochains jeux. Katniss et Peeta sont aussi envoyés dans l'arène et doivent de nouveau lutter pour survivre. Ils découvrent peu à peu qu’ils font partie d’un plan de grande envergure...

Francis Lawrence

Liam Hemsworth

Josh Hutcherson

Jennifer Lawrence

Critiques

Max Borg | Lundi 25 novembre 2013
 

Deuxième volet d'une nouvelle franchise dont le premier épisode avait conquis le box office mondial de manière assez surprenante, Hunger Games - L'embrasement arrive à l'écran dans un contexte assez particulier, où se mélangent l'attente et le cynisme. Car si la trilogie littéraire de Suzanne Collins qui sert d'inspiration pour ces films est plutôt respectée au niveau critique, les adaptations cinématographiques se voient placées, à priori et à tort, dans la même catégorie de Twilight. Or, la popularité de ce dernier, avec son intrigue extrêmement faible et ses personnages qui frôlent le ridicule, est effectivement un mauvais signe, surtout en ce qui concerne cette partie du marché de l'audiovisuel qui vise un public plus jeune. Mais Hunger Games n'est pas Twilight, malgré un marketing, admettons-le, maladroit, qui essaye de souligner, selon les cas, non pas le vrai contenu des films mais les éléments plus soi-disants "pour les ados": la jeune protagoniste Jennifer Lawrence et ses partenaires à l'écran Josh Hutcherson et Liam Hemsworth, qui ont déjà poussé une partie des fans à soutenir l'une ou l'autre version du couple romantique, comme ce fut le cas avec Twilight et les équipes "pro-Edward" et "pro-Jacob".

Certes, le triangle sentimental est présent dans l'histoire de Hunger Games, comme dans la plupart des récits du genre littéraire que les Américains appellent Young Adult, mais il s'agit d'un élément secondaire. L'âme de la franchise reste liée à l'idée de la rebellion, sujet abordé brièvement dans le premier volet: celui-ci s'achevait, rappelons-le, avec le triomphe de Katniss (Lawrence) et Peeta (Hutcherson) à la fin des Hunger Games, et ceci avait été vu par les masses comme un premier geste subversif contre la dictature du Capitole et l'autorité du Président Snow (Donald Sutherland). Ce dernier veut donc faire tuer Katniss pour que le peuple reste sans espoir, mais comment faire? Il faut détruire non pas le corps, mais l'image, propose le nouveau maître des jeux, Plutarch Heavensbee (Philip Seymour Hoffman). Pour cela, un nouveau tournoi de combats jusqu'à la mort est organisé, mais cette fois tous les participants sont des anciens champions. Katniss, encore une fois au centre d'une lutte pour sa survie, doit prouver qu'elle n'est pas une marionnette manipulée par le Capitole, mais un être humain qui fait tous les efforts possibles au nom de la liberté. Il sera juste question de bien savoir qui est l'ennemi, comme lui rappelle son mentor Haymitch (Woody Harrelson)...

Le réalisateur Gary Ross ayant quitté la série après le premier chapitre, la mise en scène a été confiée à Francis Lawrence, qui montre finalement de quoi il est capable lorsqu'il travaille avec un scénario solide (hormis la fin un peu rapide): la splendeur visuelle du Capitole et la brutalité des jeux sont assurées, mais il prend aussi le temps pour obtenir des bonnes prestations de ses comédiens, qu'il s'agisse de véterans comme Sutherland ou Harrelson, ou bien de nouvelles recrues comme Hoffman ou encore Jeffrey Wright, sans oublier les jeunes talents tels que Sam Claflin et Jena Malone. Au centre de tout cela, comme déjà dans le premier Hunger Games, il y a Jennifer Lawrence, actrice talentueuse et oscarisée qui, contrairement à Kristen Stewart, fait un peu plus attention à ses choix professionnels et joue un personnage qui n'entrera peut-être pas dans l'histoire du cinéma, mais qui ne sera pas couvert de ridicule non plus. Car Hunger Games n'est pas Twilight, on l'a dit. Et malgré les réactions de certains fans, Katniss Everdeen n'est pas Bella Swan.


Firouz-Elisabeth Pillet | Lundi 25 novembre 2013
 

CONTRE

Le deuxième opus de Hunger Games, intitulé L'Embrasement, sort sur les écrans. Cette saga pour adolescents, adaptée des romans à succès de Suzanne Collins, nourrit toutes les attentes des studios hollywoodiens qui espèrent un succès commercial tonitruant qui devrait supplanter Twilight, puisque moins fleur bleue, ou Harry Potter, puisque que moins féérique. En résumé, la vision orwellienne du monde et de l'humanité que propose cette saga devrait séduire le public pour sa prétendue critique acerbe de la société contemporaine et du marasme guerrier qui en découle.

Sa réalisation, plus classique et moins alerte, manque singulièremrent de rythme et de personnalité comme en témoignent les premières séquences dans le district 12 pendant les nonante premières minutes. Jennifer Lawrence, avec son physique de jeune femme sportive et naturelle suscite d'emblée la sympathie, d'autant que malgré les épreuves du feu, du brouillard toxique, de l'eau et du sable, sa coiffure reste impeccable. Si le propos peut convaincre outre-Atlantique, rien n'est sûr dans la vieille Europe où les adolescents sont, certes, confrontés aux jeux vidéos dans lesquels abondent batailles virtuelles et tueries intergalactiques, dans une joyeuse représentation manichéenne du monde, mais ces mêmes adolescents ne sont guère susceptibles de se sentir concernés par un tel film. Pourtant, malgré le public ciblé et le formatage américanophile qui se ressentent tout au long du film d'une durée de 2h26, ce deuxième épisode interpelle et consterne par les rebondissements de l’histoire qui oscillent entre SF et clins d'oeil historiques aux combats des arènes romaines sous Néron, au moment de la décadence de l'Empire, glorifiant de manière inquiétante les combats, même entre pairs, le sacrifice des siens et de soi au nom d'une cause incarnée par un pouvoir hautement répressif, autoritaire et totalitaire.

Le Président Snow et quelques sous-fifres à sa solde détiennent la majorité des richesses, règnent en despotes depuis leur capitale hautement moderne sur les autres districts qu'on peut aisément assimiler à des ghettos. Les jeux s'ouvrent sur l'arrivée des concurrents en chars dignes de Ben-Hur et au retentissant son des tambours, qui pourraient faire pâlir de jalousie la grande époque des défilés mussoliniens ou hitlériens. Conscient de sa cible, les adolescents, Gary Ross traite la violence inhérente à leurs modes de communications (internet, jeux vidéos, etc. ) de manière assez simpliste: les vainqueurs des précédentes éditions des jeux, supposés exemptés de toute participation ultérieure, se retrouvent jetés en pâture dans ces arènes où toute goutte d'eau est infestée, toute fleur nocive et toute plante toxique. L'intrigue, qui mêle action, violence et extermination sur fond d'amitiés peu fiables, semble anachronique, voire inquiétante, à l'heure où quelques esprits éclairés et idéalistes rappellent les éléments fondamentaux d'une société, certes globalisée, mais viable grâce à la tolérance, le respect et l'ouverture à l'altérité.  

Les studios hollywoodiens tablent sur un succès commercial sans précédent, les deux prochains épisodes étant déjà en gestation. Ainsi, Katniss est censée succéder à Bella, Jennifer Lawrence à Kristen Stewart, Hunger Games à Twilight, et Josh Hutcherson à Robert Pattinson dans le meilleur des mondes lucratifs.

Il reste à espérer que nos chères têtes blondes, les adultes de demain, sauront rester indifférents à cette vision manichéenne et affligeante du monde qui se passerait bien du triste spectacle des vraies guerres.


Jean-Marc Detrey | Lundi 25 novembre 2013
 

POUR

Le premier opus, sorti il y a un peu plus d'une année et demie, avait conquis une partie du grand public mais pas forcément la critique.

Avec ses longueurs scénaristiques, son manque d'approfondissement dramatique et sa caméra parkinsonienne lors des scènes d'action, Hunger Games premier du nom avait tout pour déplaire. Et ce fut une réelle déception car l'attente était à son comble pour découvrir si Hollywood avait trouvé LA nouvelle bonne adaptation d'une saga romanesque après Harry Potter et Twillight, vu la plantée au box office de Narnia et La Boussole d'or.

Depuis quelques mois, la production annonce à grands fracas la suite de Hunger Games, titrée L'embrasement. Et elle avait raison. Si certains vont trouver la première partie de ce nouvel opus longue et très bavarde, c'est comme si les scénaristes avaient voulu reposer les bases et relancer la dramaturgie qui manquait dans le premier opus.

On retrouve donc Katniss et Peeta qui ont survécu aux premiers Hunger Games. Leur exemple encourage le peuple opprimé des districts à se rebeller contre le régime. Mais le président Snow change brusquement les règles et oblige tous les vainqueurs des Hunger Games précédents à s’affronter une fois encore dans les prochains jeux. Katniss et Peeta sont aussi envoyés dans l'arène et doivent de nouveau lutter pour survivre...

Pour ce nouvel opus, la production a choisi le réalisateur austro-américain qui a fait ses preuves sur Je suis une Légende et De l'eau pour les éléphants, Francis Lawrence. Réalisateur qui s'occupera aussi de la troisième partie qui sera scindée en deux.

Si la première heure du métrage explique et nous montre les conséquences du succès de Katniss et Peeta suite aux premiers jeux de la mort, les deuxièmes Hunger Games, dans une fôret tropicale, vont en déboussoler plus d'un(e) côté action.

Bonne surprise donc pour ce nouvel opus qui va réellement décoller et prouver que Hunger Games a toutes ses chances cinématographiques pour sa suite et fin. Preuve en est le démarrage phénoménal aux USA avec plus de 150 millions d'entrées la première semaine d'exploitation.

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Minnie | 30.11.2013 23:54
 
Qu'est-ce que c'était long… Sincèrement, si le premier opus était sympa mais sans plus, ce second volet n'est rien d'autre qu'un énième film pop-corn sans grand intérêt. Les FX ne sont pas tant géniaux et surtout, il tire en longueur à un point. Je n'ai pas lu les bouquins et peut-être est-ce là mon erreur… bref, un pseudo Battle Royal sans le côté trash.

vincenzobino | 26.11.2013 23:01
 
Étant un grand fan de la saga après l'avoir découverte au cinéma et depuis, dévoré les 3 livres, ce second volet était impatiemment attendu. Si vous n'avez pas lu le livre, préparez-vous a un film bien plus sombre que le premier et ce n'est rien en comparaison du 3ème (je fais partie des sceptiques quand au fait qu'il y ait 2 films). A celles et ceux qui, comme moi, ont adoré le livre, vous allez être ravi car l'adaptation, a 2 détails près, est extrêmement fidèle au livre. Jennifer Lawrence est toujours au top, de même que Woody Harrelson; la BO toujours aussi belle et les prises de vues et décors toujours aussi grandioses. Le fan est ravi et reconnaît peut-être un manque d'objectivité. Mais quel bonheur...

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