Film

World Invasion : Battle Los Angeles Battle: Los Angeles (v.o)

Date de sortie 16.03.2011
Durée 116 minutes
Age 14/14
Pays
Distributeur Sony Pictures Releasing France
Genre Action , Science fiction , Aventure
Réalisateur Jonathan Liebesman
Acteur Neil Brown Jr. Aaron Eckhart Noel Fisher [+]
Note CLAP.CH
 
2.3/5
Note du public
 
2.4/5

Synopsis

Au camp Pendleton, base militaire située à proximité de Los Angeles, un groupe de Marines, dirigé par le sergent Michael Nantz, est appelé à riposter immédiatement à l'une des nombreuses attaques qui touchent les littoraux à travers le monde. Le sergent Nantz et ses hommes vont mener une bataille acharnée contre un ennemi mystérieux qui est déterminé à s'emparer de l'approvisionnement en eau et à détruire tout sur son passage.

Jonathan Liebesman

Neil Brown Jr.

Aaron Eckhart

Noel Fisher

Taylor Handley

Cory Hardrict

Adetokumboh M'Cormack

Bridget Moynahan

Ne-Yo

Jim Parrack

Michael Peña

Ramon Rodríguez

Michelle Rodriguez

Will Rothhaar

Lucas Till

Critiques

Remy Dewarrat | Lundi 14 mars 2011
 

CONTRE

Avec cet énième film d'invasion de vilains extraterrestres belliqueux, on constate amèrement qu'Hollywood fait toujours office de boîte de production pour l'armée américaine. Cette très longue publicité de propagande d'enrôlement pue la philosophie abjecte que la démocratie doit être imposée par la force. On a droit à tous les clichés du genre dans un étalage qui atteint vite le stade du nauséeux. Il y a le vieux marine (Aaron Eckhart) qui se traîne une casserole irakienne et profite de cette nouvelle guerre pour vivre une rédemption, la femme soldat (la toujours insupportablement mauvaise Michelle Rodriguez) qui s'avère plus burnée que ses collègues mâles, celui qui se sacrifie en confiant aux autres le soin d'avertir sa famille de son acte héroïque, le civil qui donne sa vie pour les autres et dont le jeune fils deviendra à coup sûr une future recrue et ce leitmotiv ridicule que l'on entend au moins vingt fois: "La retraite, jamais" qui clôt Battle: Los Angeles par une scène édifiante: nos braves soldats qui viennent de détruire le poste de commandement ennemi, au lieu de profiter d'un peu de repos et d'une collation bien méritée, rechargent leur armes pour repartir aussitôt au combat. On croit rêver.

La construction du film a déjà été vu quinze mille fois dans ce genre de produit. Après une courte introduction sous forme de nouvelles télévisées montrant l'ampleur des dégâts, on revient quelques jours avant pour nous présenter le groupe de soldats que l'on suivra lors de leur mission. Tous les dialogues sont des slogans qui magnifient la joie et l'honneur d'être un marine. La mise en scène se résume à des plans chaotiques en caméra portée et multiplie les angles comme si nos braves troufions étaient suivis par une équipe de télévision imaginaire bénéficiant d'au minimum dix cameramen, un aspect spectacle qui renforce encore l'imagerie film institutionnel de la chose, faisant de la guerre un vulgaire spectacle de téléréalité. On est loin du sublime travail réalisé sur Green Zone de Paul Greengrass, qui, en qualité d'ancien reporter de guerre, sait de quoi il parle. Il en résulte que l'on s'ennuie très vite et ferme. On a même droit à une erreur de raccord des plus grossière: nos marines descendent d'un hélicoptère de nuit pour atteindre un point stratégique de l'ennemi, font un petit tour en sous-sol et ressortent en plein jour. La musique aussi tire sur la corde de la glorification de l'armée en tombant à pieds joint dans l'emphase la plus détestable. Y a-t-il vraiment quelque chose à sauver de cette purge? Les effets spéciaux? Pas de quoi se relever la nuit. Ils remplissent le minimum syndical que l'on attend d'un tel produit.

On constate que le sieur Jonathan Libesman n'a absolument rien à dire avec une caméra et que le scénariste Christopher Bertolini, responsable de son troisième film de guerre n'a en rien l'étoffe d'un auteur tant il abuse de recettes éculées et indigestes. Quand on apprend abasourdi que les extraterrestres envahissent notre planète pour nous voler notre eau qui est leur carburant, on manque de s'étouffer de rire, et surtout de consternation. On se demande comment des gens aussi insipides artistiquement peuvent percer à Hollywood.


Loïc Valceschini | Lundi 14 mars 2011
 

POUR

Voilà un sous-genre qui revient en force: l'invasion extraterrestre. Après un Monsters émouvant et un Skyline raté, Battle: Los Angeles vient frapper nos écrans, cette fois-ci avec un budget plus conséquent que les deux films précités. Et cela s'en ressent tout de suite, car on ne perd pas trop de temps avec une installation qui s'éternise, mais on plonge rapidement dans le coeur de l'invasion, que l'on suit à travers un groupe de soldats américains. Pas d'erreur sur la marchandise; ça canarde à tout va et l'action se révèle présente. Bien que certaines scènes souffrent d'un montage parfois trop rapide et d'une réalisation trop brusque, ce qui rend la visibilité parfois douteuse, le film de Liebesman jouit d'un véritable dynamisme visuel et narratif, dont la cadence est soutenue avec une efficacité redoutable. Brian Tyler soutient l'artillerie avec une musique percutante au possible, à renfort de cuivres grinçants et de grosses percussions. La machine est bien huilée et le spectateur en a pour son argent.

Malheureusement, un tel produit ne peut se contenter de jouer la carte du premier degré, assumant son jusqu'au-boutisme sans arrière-pensée. Ainsi, un dérangeant relent de nationalisme se fait rapidement ressentir, dont l'odeur âcre ne quittera jamais nos narines. Car oui, Battle: Los Angeles, c'est aussi le film propagandiste ultime, la meilleure promotion jamais faite pour l'armée américaine. On meurt fièrement pour sa patrie, pour les familles, pour son sergent, sans broncher et accusant son statut de soldat dont on dispose à volonté. On pense alors à Starship Troopers et à son approche très critique, et l'on se dit qu'il faut forcément être un réalisateur européen pour parvenir à sortir des filets des producteurs – et encore, rien n'est garanti; on risque encore d'être traité de fasciste pour une approche rentre-dedans et un second degré incompris. Quoi qu'il en soit, Liebesman livre la publicité parfaite, car même si, dans un premier temps, la situation semble critique, elle est rapidement contre-balancée afin de valoriser les bienfaits et l'efficacité de l'armée américaine. Difficile donc de passer outre cet aspect gênant du film, qui parvient tout de même à proposer un divertissement rentable, mais dont le plaisir se retrouve continuellement nuancé par les propos que soutient une narration défaillante. Et c'est à ce moment-ci que l'évidence nous frappe: Paul Verhoeven nous manque.

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sunier | 18.03.2011 23:58
cool!!!!!!!!!

Albus | 15.03.2011 10:16
Aie !!! Je DÉTESTE la propagande et le patriotisme Ricain. Je suis déçu. J'irai le voir tout de même.

Demierre Marcelle | 13.03.2011 19:19
c'est le top de la fiction

Alan | 13.03.2011 17:17
Pour les fans de science-fiction ca m'a tout l'air d'être une bombe! A voir !!!

Roland Maillard | 13.03.2011 08:44
La bande-annonce laisse malheureusement présager un film au contenu désormais traditionnel du bon terrestre contre le vilain extra-terrestre. Va-t-on essayer une fois de faire le contraire?