Film

Mon colonel Mon colonel (v.o)

Date de sortie 15.11.2006
Durée 0 minutes
Age -/-
Pays
Distributeur
Genre Drame
Note CLAP.CH
 
4/5
Note du public Aucun vote

Synopsis

1995, Paris. Le colonel en retraite Raoul Duplan est trouvé chez lui, une balle dans la tête. Une lettre anonyme est envoyée aux enquêteurs : "Le colonel est mort à Saint-Arnaud". 1957, Saint-Arnaud, est de l'Algérie : un jeune officier juriste, Guy Rossi, prend ses fonctions auprès du colonel Duplan. La machine des pouvoirs spéciaux et de la torture institutionnalisée se met tranquillement en route. Elle fera du jeune juriste un bourreau. Et elle rattrapera Duplan quarante ans plus tard. Age légal: 12 ans Age suggéré: 14 ans
Critiques

Remy Dewarrat | Lundi 13 novembre 2006
 
Soutenu par Costa Gavras qui signe le scénario et le making of, Laurent Herbiet signe un film courageux et très important. Au travers d'une correspondance anonyme, une jeune soldate découvre l'horreur de l'utilisation administrative de la torture par l'armée française durant la guerre d'Algérie. Car c'est de cela qu'il s'agit, le film démonte les rouages qui ont permis de telles exactions.Laurent Herbiet ne fait pas dans le sensationnalisme et ne vous attendez pas à voir du gore dans ce film, mais certaines séquences sont très fortes, par leur brutalité. Le spectateur découvre tout cela au travers du regard d'un jeune officier fraîchement arrivé en Algérie, incarné par l'excellent Robinson Stévenin. Cette identification est nécessaire pour comprendre la lâcheté d'un gouvernement qui recours à la force pour asseoir des positions égoïstes et inhumaines. Ce film est l'indispensable maillon manquant aux livres d'histoire des écoles qui ont de la peine à regarder la réalité en face.Dans le rôle du Colonel impitoyable, on retrouve l'inimitable Olivier Gourmet qui fait froid dans le dos, non pas pour sa violence, mais justement pour sa froideur, son détachement et ses idées de pouvoir. C'est lui qui décide de torturer officiellement et de le faire en justifiant ce recours par une procédure administrative. Il ordonne à son sous-fifre de lui trouver une faille dans le règlement pour mettre son plan à exécution. Ce dernier est alors tiraillé entre son devoir militaire (obéir comme un mouton sans se poser de question) et son humanité, surtout qu'il tombe quasiment amoureux de ce pays et de ces gens.«Mon colonel» ne juge pas, il met en avant une face sombre de la France que certains essayent encore de nier aujourd'hui. Et, du coup, le film se fait l'écho de l'actualité de l'hexagone où certains utilisent les mêmes arguments surannés et putassiers pour leur campagne présidentielle. Espérons que ce film fera réfléchir les électeurs et qu'ils cesseront de donner du crédit à ces pourris qui ne font que du populisme pour assouvir leur soif personnelle de pouvoir et non par soucis de la collectivité.
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