Film

La nostalgie de l'ange The Lovely Bones (v.o)

Date de sortie 17.02.2010
Durée 0 minutes
Age 14/14
Pays
Distributeur Universal
Genre Drame
Note CLAP.CH
 
4/5
Note du public
 
3.8/5

Synopsis

The Lovely Bones, adapté du roman d'Alice Sebold, une jeune fille prénommée Susie (Saoirse Ronan) est violée puis tuée par un de ses voisins dans un champ de maïs. Son assassin échappe à la police et sa famille sombre dans une profonde tristesse jusqu'à éclater sous le poids du chagrin. Sa mère (Rachel Weisz) part s'installer loin des siens après avoir essayé, en vain, de fuir la douleur dans la débauche et l'adultère ; son petit frère, Buckley, et sa soeur, Lindsey, sentent naître en eux une terrible révolte tandis que leur père (Mark Wahlberg) erre à la recherche du bourreau de sa fille. Mais heureusement, Susie veille sur les siens. Elle est au Paradis, en effet, et c'est, par elle, que le lecteur découvre toute cette histoire difficile - qui est donc racontée depuis le début avec la compassion d'une jeune fille qui voit sa famille en proie à la douleur, mais aussi, avec la quiétude de ceux qui reposent dans l'au-delà...
Critiques

Remy Dewarrat | Lundi 15 février 2010
 
Après deux monuments de démesure, Le Seigneur des anneaux et King Kong, Peter Jackson signe une œuvre proche de son très beau Créatures célestes. Adapté d'un best seller, La Nostalgie de l'ange nous plonge dans deux mondes et donc dans deux mises en scène. On suit Susie Salmon, quatorze ans, fraichement assassiné par un pervers en 1973 (magnifique Stanley Tucci, logiquement nommé aux Oscars) qui suit depuis ses nimbes, sa famille restée en bas et l'enquête policière.

Premièrement la photographie du film est magnifique et restitue à merveille la qualité des images que l'on faisait dans les années 70, quand le kodachrome régnait en maître sur le marché avec ses rouges pétants et ses verts charbonneux. On a vraiment l'impression que le film date de l'époque dans laquelle se situe son intrigue. On salue donc haut et fort l'immense travail sensible de post production de l'image et son étalonnage.

Deuxièmement, il y a cette naïveté totalement assumée et maîtrisée que nous propose le cinéaste néozélandais. Bien sûr les nimbes dans lesquelles se retrouve Susie sont kitch, mais ce n'est pas gratuit car ce sont les siennes, celles qu'elle façonne à son envie, celle d'une adolescente des années 70. Peter Jackson choisit de les filmer de manière très sensuelle, voire tactile en nous montrant régulièrement Susie avide de pouvoir établir le contact avec le monde des vivants. C'est un tour de force impressionnant qui se mêle à des mirages hauts en couleur qui reflètent l'idéal de Susie et dans lesquels interviennent des effets visuels sublimes, comme cette incroyable scène des bateaux.

Troisièmement, Peter Jackson se concentre sur le deuil très difficile de la famille de Susie dont on ne retrouvera jamais le cadavre. Il y a les trois points de vue différents du père (Mark Walberg sublime), de la mère et de la sœur. Le spectateur partage ainsi cette douleur et se sent totalement impliqué dans le drame que vit cette famille.

Enfin, on notera aussi l'excellent travail de Brian Eno, génie de la musique qui signe une bande originale d'une grande richesse, toujours en adéquation avec la trame du récit et la puissance des images.
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Minnie | 07.01.2013 22:27
 
Un Peter Jackson qui fait du bien car après effectivement les deux gros bébés de PJ, il propose à ses fans de toujours de le retrouver dans son univers qui rappelle incontestablement celui de Créatures Célestes... J'ai vraiment adoré ce film qui marquait un petit retour aux sources pour Peter Jackson. Un vrai plaisir....

Yavin | 21.01.2010 23:42
Que dire de "Lovely Bones"? Trop brouillon, un peu maladroit? Même pas, j'ai adoré cette narration éclatée, ce kitsch assumé, cette vision candide, sa dynamique effrénée (steadycam agitée et mouvement de grues répétés), son absence de résolution (ce qui n'empêche pas un certain suspense). Une chose est certaine, cette oeuvre se prête bien aux railleries, mais il faut l'avouer, ce satané kiwi parvient à nouveau à nous surprendre.