Film

Don't Come Knocking Don't Come Knocking (v.o)

Date de sortie 05.10.2005
Durée 122 minutes
Age -/-
Pays
Distributeur
Genre Drame
Note CLAP.CH
 
3/5
Note du public Aucun vote

Synopsis

Le film, tourné en 36 jours,  oscille entre le road-movie, la quête identitaire, le drame. Wim Wenders et Sam Shepard, l'un réalisateur, l'autre scénariste et interprète de Don't Come Knocking (le titre du film est emprunté au panneau que le héros suspend à la porte de sa caravane s'il est en "galante compagnie": "Don't come knockin' if the trailer is rockin'").  Wenders et Shepard ont imaginé le tournage actuel d'un western en Utah avec un "has-been" de l'écran. On découvre dans la scène d'ouverture la vedette, le quinquagénaire Howard, lancé au grand galop à travers des espaces jadis filmés par John Ford. Spence fuit le plateau de son western, à la grande inquiétude de son producteur, laissant en plan l'équipe de tournage, et abandonnant costume et cheval pour ne pas être reconnu. Autrefois héros de nombreux westerns, cette ex-gloire du 7e art ne décroche plus que des rôles secondaires. Il mène une existence solitaire et noie son dégoût de lui-même dans l'alcool, la drogue et les femmes. Un homme à la dérive dans les paysages de l'Ouest des Etats-Unis, qui tente de reconstruire une vie qu'il n'a jamais vécue. Sa vieille mère lui apprend qu'il a un fils dans le Montana.. En revenant sur les traces de son passé, il retrouve des êtres qui n'ont pas besoin de lui. Au bout du compte, le personnage que Sam Shepard s'est taillé sur mesure n'est ni très intelligent, ni très fort, ni même très émouvant. L'émotion n'est pas au rendez-vous non plus lorsque apparaissent les figures de son passé.
Critiques

Jean-Marc Detrey | Lundi 3 octobre 2005
 

L'intérêt est ailleurs. Dans le travail de caméra, dans la lumière, dans l'esthétique "d'hommage et de référence" qui domine dans le film. Sans se lasser, Wenders ressuscite des figures, des situations, des images qui lui sont chères comme ce plan de Shepard à la fenêtre de sa chambre d'hôtel, qu se découpe sur un mur de brique rouge, rappelant inévitablement le peintre Edward Hopper. Don't Come Knocking retravaille les clichés du western avec nostalgie et humour. De ce point de vue, l'entrée en matière est exemplaire : quelques signes, d'abord discrets, introduisent des éléments de nos technologies modernes dans un décor de Far West:  l'ordinateur, le portable disent à quelle époque se situe l'action.

 

A voir, ne serait-ce que pour découvrir, à l'égal de son héros, un monde qui fut et qui n'est plus. Et auquel on s'intéresse trop tard.

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