Critique

White Terror

 
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Autant le dire d'emblée, ce film devrait être obligatoire, car il fait un constat très alarmant des intentions de l'extrême droite mondiale. On y découvre la jeune relève fasciste qui n'a rien à envier à ses aînés. En Suède, on fait la connaissance d'un bon gros, Jäsä, qui passe tout son temps à réaliser de petits films de propagande raciste destinés à tous les groupuscules de la planète. Les extraits de ces vidéos choisis par Daniel Schweizer sont éloquents : on y voit des groupes de jeunes scander : «Sieg Heil» à chaque intervention d'un de leurs leaders prônant ses idées nauséabondes. En traversant l'Atlantique, on se retrouve à «Redneck Land», où ce sont des familles entières qui vouent un culte à la supériorité de leur race en se cachant derrière une interprétation très personnelle de la Bible. Et là, contrairement à ses ouailles à l'apparence skinhead, le responsable du lien entre la «Aryan Nations», le «National Socialist Movement» et certaines factions du «Klan», Billy Roper porte costume trois pièces et cravate comme n'importe quel cadre d'entreprise. Et l'abréviation de son mouvement, WAR signifie guerre, et c'est bien de cela qu'il est question, car ces abrutis sont en guerre pour la préservation de la race blanche et, d'après eux, en 2050, les Blancs seront minoritaires aux U.S.A.. Il faut voir leurs réactions de dégoût quand Daniel Schweizer leur montre des photos de Blancs en harmonie avec des Noirs : le Ku Klux Klan n'est d'ailleurs pas loin et encore très vivace. Et ce voyage malsain mais ô combien instructif, se termine en Russie où les fascistes utilisent le biais de concerts rock pour recruter leurs membres. Et là le constat est encore plus amer, car ces «gens» sont totalement amnésiques par rapport à l'histoire et en particulier celle des années 30 à 50. Et que dire d'un membre du Front National, Dominique Chaboche, salué par ses semblables russes d'une main tendue en avant. Des images qui prouvent la vraie nature anti-démocratique du parti français. Sans occulter la dangerosité de ses tarés, il est amusant et paradoxal de remarquer que, ceux qui prônent la pureté de la race blanche ont, dans la plupart des cas, souillé leur peau immaculée en la tatouant, tous sexes et tous âges confondus.

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