Critique

Transformers

 
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Sentiments, somme toute, légèrement partagés à la vision de ce nouveau Michael Bay. Alors que l'on s'attendait à un pur film d'action SF, la comédie s'installe des les premières minutes et ne nous lâche pas pendant tout le film. Mention spéciale à la scène avec Bernie Mac qui incarne un vendeur de voitures d'occasions. C'est malgré tout un bon point et cela nous permet de tourner définitivement le bouton sur « fun and no reflexion ».

Si le scénario, peu développé, tient la route, on ne peut pas en dire autant de la mise en scène. Plutôt bordélique, elle part dans tous les sens dans la première partie du métrage pour mettre en place l'histoire et les personnages. Sans aucune linéarité, on se perd vite dans ce dédalle de scènes qui sautent du coq à l'âne. Bourré de références publicitaires et des scènes invraisemblables, à l'instar de ce petit robots qui quitte l'Air Force One au beau milieu de toute une clique d'agents fédéraux s'en qu'ils s'en aperçoivent, on peine à rentrer totalement dans l'histoire. Et la prestation de certains acteurs de second plan ou même principaux, qui n'ont vraiment pas l'air de croire à leur rôle, n'arrange rien du tout à ce méli-mélo.

Heureusement, dès que les personnages sont plantés, nous voilà partis pour une bonne heure et quart de combats et de fun avec un final impressionnant où les Autobots et les Decepticons vont rivaliser de prouesses pour nous offrir l'un des combats les plus incroyables jamais réalisés. On est très loin du Robojox de Corman.

Les EFX sont incroyables. Même si ILM nous gratifie de combats qui vont très vite au point que notre rétine à de la peine à suivre, elle nous offre aussi de superbes séquences au ralenti et des plans larges (malheureusement très courts) qui donnent les frissons dans le dos. L'impression de lourdeur et de présence des Robots est très crédible.

Loin du dessin animé que l'on connaît, les prouesses techniques sont superbes et la deuxième partie du film le sauve de justesse par son action fun. On se prend même à vouloir retrouver vite ces robots dans une suite que l'on espère un peu plus compréhensible.

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