Critique

Dead Bones

 
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A mille lieues des prises de têtes estudiantines des futurs maîtres à penser du Septième Art helvétique, Olivier Béguin réalise un film carré qui va à l'essentiel sans se fourvoyer dans des chemins de traverses sinueux. On a donc un chasseur de prime et sa proie qui se retrouvent obligés de collaborer face à un danger commun.Mais contrairement à la grande majorité des buddy movies américains où les deux ennemis finissent bras dessus, bras dessous, le cinéaste neuchâtelois fait revenir le naturel à la vitesse d'un cheval au galop pour notre plus grand plaisir. La fin de son court métrage élimine d'un revers digne de Feder toute aseptisation de son récit.Faisant preuve d'un très bon sens du rythme, le père de "Naufrage" nous fait passer ces 17 minutes à une grande vitesse, l'humour y est présent et les nombreuses scènes gores sont montées de manière jouissive, sèches, sans fioritures, mais sans insistance dérangeante, ce qui décevra les aficionados d'un cinéma déviant, qui souvent pour masquer un manque de talent évident, insiste dans l'abject avec la plus grossière gratuité.Et pour finir, tirons un grand coup de chapeau (de cowboy), àtout ceux qui ont contribué à la réalisation de ce "Dead Bones" avec un petit plus pour la magnificence de l'étalonnage de Florian N. Gintenreiter et à la musique en parfaite adéquation avec le genre et le film, signée Didier De Giorgi.

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