Critique

Enfermés dehors

 
Critique par |
On l'attendait avec impatience ce troisième long métrage d'Albert Dupontel, comédien et metteur en scène hors norme à qui l'on doit l'électrisant et hilarant «Bernie», et «Le créateur», réflexion pertinente à l'humour pince-sans-rire décapant sur le processus de la création. Alors, on s'y rend de bonne humeur et dès le générique, c'est clair, Dupontel est de retour. Il incarne un sdf que l'on découvre en train de sauter sur de vieux matelas de manière joyeusement hystérique. Puis il est témoin d'un drame qui place sur sa route un uniforme de policier qu'il va tout d'abord utiliser pour se nourrir décemment et aider quelques-uns de ses potes clochards. Parallèlement, il se met en tête d'aider une fille qui se voit enlever son enfant par ses beaux-parents. Seulement le patronyme des ravisseurs est le même que celui d'un homme d'affaire véreux qui se trouve être dans le collimateur de la police et de la justice. Notre brave clochard devenu flic, qui a des liens de parenté très forts avec le fou furieux de «Bernie», confond tout et séquestre le businessman jusqu'à ce qu'il lui dise où est l'enfant. On est donc en plein dans l'univers de Dupontel, mais cette fois, il manque un tout petit rien pour que l'on soit conquis à cent pour cent. Un petit peu trop hystérique dans les effets de montages, peut être ou alors trop confus dans la narration, difficile à dire. Quoiqu'il en soit, Dupontel nous a concocté quelques scènes et personnages d'anthologie comme celui de l'obsédé sexuel amateur de choses étranges, mais très timide, incarné par Jackie Berroyer et une Yolande Moreau impériale en reine des clochardes. Même si cet «Enfermés dehors» n'est pas top top, il reste un film hors des sentiers battus et non dénué d'une tendresse toute simple, une curiosité inclassable.

En savoir plus sur Remy Dewarrat

CONCOURS Gagnez un DVD ou un blu-ray disc

Participer