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Hannibal Lecter: les origines du mal

 
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L'annonce de la mise en chantier de Young Hannibal (titre de l'époque) suscita des sourires entendus de la part du milieu de la critique cinématographique à cause des succès en demi-teinte des deux suites du Silence des agneaux qui reste un chef-d'uvre dans le genre.

Toutefois, tout espoir n'était pas éteint à l'annonce du réalisateur Peter Webber (La jeune fille à la perle) qui allait mettre en boîte l'histoire de la jeunesse du tueur cannibale.

 

Résultat des courses ? Le silence des agneaux reste le leader dans son genre. Non pas que le film soit mauvais, loin de là. Mais Hannibal Rising n'a plus rien à voir avec les méfaits de Sir Anthony Hopkins absent de la distribution. Nous avons ici à faire à la jeunesse d'Hannibal. Une histoire de vengeance suite à la mort de sa petite sur et la montée en puissance de sa passion pour le cannibalisme au fur et à mesure qu'il retrouvera les bourreaux.

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Hannibal Rising est un bon film, mais qui peinera peut-être à trouver son public. Trop de finesses dans le scénario pour appâter les fans de films gores écervelés comme SAW et sa différence par rapport aux trois premiers opus.

Son seul défaut, la longueur. Si la première partie est intéressante du point de vue du scénario, la seconde partie dédiée à la vengeance tire en longueur.

 

Gaspard Ulliel, malgré sa gueule d'ange, arrive à insuffler dans le personnage de Lecter cet air ambigu entre intelligence du personnage et son état de dégénéré. On éprouve même de la compassion pour ce pauvre Hannibal dans sa quête. Quant à Gong Li, elle irradie de sa beauté l'écran et nous offre un peu de tendresse dans ce monde de brutes assoiffées de chaires fraîches.

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