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Harry Potter et l'Ordre du Phénix

 
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Ce cinquième volet des aventures du jeune magicien de Poudlard fait office d'épisode de transition sans enjeu dramatique propre. Par contre on apprend beaucoup sur le passé et la personnalité d'Harry, ce qui donne très vite envie de connaître la suite et d'en savoir plus. Et il y a pour la première fois un aspect politique pas piqué des hannetons en la personne de Dolores Ombrage génialement interprétée par Imelda Stauton.Envoyée à Poudlard par le Ministère de la magie, elle se permet de virer Albus Dumbledore et fait de l'école une institution d'état des plus archaïques en ne cessant de décréter des règles plus débiles les unes que les autres. Pour contrer cette nouvelle situation mise en place pour nier le retour de Voldemort, Harry et ses amis créent un ordre secret. Voilà un scénario de plus en plus adultes qui met en lumière la résistance face au statisme de l'état, malheureusement un peu desservi par une mise en scène pépère due à un réalisateur de tv. Restent les nouveaux personnages, comme cet ange blond qui voit comme Harry des choses qu'eux seuls peuvent voir car ils ont déjà rencontrer la mort en face et cette insupportable Miss Ombrage affublée de tailleurs roses.Il y a une autre preuve que tout ce petit monde mûri dans le fait qu'Hermione n'appelle plus son ami Ron, mais Ronald. Et ce dernier s'avère être un peu la tête d'Harry car ce celui-là la perd à plusieurs reprises et se laisse aller à des égarement qui peuvent s'avérer dangereux pour tout le monde.La saga continue et possède toujours le même charme en nous donnant surtout envie de parvenir à sa conclusion dans deux films dont malheureusement le prochain sera aussi emballé par le même réalisateur. Fort dommage de confier cette imposante oeuvre cinématographique à un vulgaire transfert du petit écran : on aurait dû continuer à confier la mise en scène à de vrais cinéastes.

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