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Terminator Renaissance

 
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Dans la bande annonce très alléchante, il était mentionné : « Oubliez le passé ». Peut-on parler, comme d'autres (James Bond, Star Trek), de « reboot » de la franchise ? D'après les producteurs oui, puisqu'ils annoncent une série de 3 films et que ce film ignore totalement les événements qui se sont produit dans la série TV inspirée de la saga, Sarah Connor's Chronicles.

Néanmoins, le film de McG exploite à merveille l'héritage de James Cameron (créateur de la saga et réalisateur des deux premiers) et ce n'est pas pour nous déplaire. On nous avais annoncé la guerre depuis Terminator 2 : Le jugement dernier, c'est effectivement à un film de guerre ultra futuriste que nous convie ce quatrième opus.

Nous somme en 2018, L'apocalypse annoncé par Sarah Connor a eu lieu et les résistants menés par son fils, John Connor (Christian Bale fidèle à lui-même) continuent leur bataille contre Skynet qui a pris les commandes de la terre entière. On nous présente Marcus Wright qui se révèlera être le prototype des désormais fameux mi-hommes mi-machines campé par un sublime Sam Worthington et l'introduction du personnage de Kyle Reese (Anton Yelchin) qui, rappelez-vous, sera envoyé dans le passé pour sauver Sarah Connor d'une mort certaine et se révèlera être le père de John, Terminator (1984).

Après le pur film d'entertainment que fut Terminator 3 : Le soulèvement des machines, retour aux sources avec ce quatrième opus plus sombre, plus tourmenté dans un univers post-apocalyptique où la machine est devenue l'ennemi d'une humanité réduite à l'état de cobaye, traqués par des robots toujours plus performants et plus vicieux. L'avancée actuelle des effets spéciaux permet la découverte de nouvelles machines ultrasophistiquées créées par SKYNET. On y retrouve les fameux « Hunter-killer », des drones traquant la moindre présence humaines, mais aussi de petits nouveaux comme les « Motos-Terminators » ou encore les « Harvesters », rappelant tout de même légèrement des Transformers sans que cela ne soit réellement gênant. Seul bémol, le maquillage numérique de Worthington qui ne fait décidément pas crédible après ce que le regretté Stan Winston eu réalisé en maquillage latex directement sur Arnold Schwarzenegger en son temps.

On notera l'extraordinaire performance des scénaristes de coller à ce que l'on a déjà vu sur cette bataille tant annoncée, jusque dans les détails des cicatrices d'un John Connor ravagé par le combat aperçu dans l'opus 2.

Sombre, recherché niveau scénario, de l'action menée tambours battants, des acteurs qui se donnent et croient à leur rôle, un développement du deuxième rôle principal , les machines, très fourni. Que demander de plus à ce film qui se révèle être la surprise du cinéma de science-fiction de l'année (NDR : pour l'instant, car James Cameron arrive en fin d'année avec son très attendu Avatar) ? Eh bien, cela donne tout simplement envie d'en voir la suite et de refaire quelques séances DVD avec les premiers opus en attendant….

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