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Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal

 
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Voilà presque vingt ans qu'on l'attendait. L'aventurier au fouet et au chapeau est de retour pour la plus grande joie de ses fans et pour conquérir une nouvelle génération de jeunes cinéphiles ayant soif d'aventure à l'ancienne.

Après avoir suscité l'envie et créé la folie furieuse pour obtenir un billet à la première de Cannes dimanche, le voilà accessible à toutes et à tous dès aujourd'hui.

Principale préoccupation des fans, Indy va-t-il nous faire rêver comme à la belle époque ? Même avec quelques rides de plus, le pari est réussi. Tous les ingrédients sont là : l'aventure, l'action, l'humour, les vieilles pierres, les immanquables bestioles et les situations invraisemblables.

Sans être exceptionnel, ce quatrième opus est à classer dans la bonne lignée de la première trilogie, le deuxième étant et restant le moins bon de la série.

Autre époque, autres moeurs et ennemis.

Le Royaume du Crâne de Cristal se passe 21 ans après Les Aventuriers de l'arche perdue. Après avoir flirté avec le mystique Divin et cassé du nazi, notre cher Indiana Jones se retrouve à la fin des années 50. L'époque de la guerre froide, de la peur de la bombe atomique, de la menace rouge et des phantasmes des soucoupes volantes.

Que les allergiques à la science-fiction se rassurent. Même si la quête de notre aventurier l'amènera à rencontrer une forme de vie extraterrestre à la fin de l'histoire, la majorité du métrage repose sur l'exotisme et l'aventure qui a fait le succès des trois premiers films.

Truffé de références aux précédents épisodes et même à la série TV « Young Indiana Jones » des années 80, l'histoire fait aussi la part belle aux valeurs familiales. On y aperçoit un cadre photo de Henry Jones (Sean Connery), dont Indy mentionne vaguement le décès. Et c'est le grand retour de la petite amie du premier épisode qui va lui annoncer la nouvelle de sa vie.

De bonne facture donc, sans excès, Indiana Jones 4 rempli son contrat de divertissement commercial. C'est une bonne chose, surtout que la planète entière l'attendait depuis belle lurette. Et si notre ami Indy rempilait pour une suite ? Ce sont les caisses des producteurs qui décideront. Et comme c'est déjà gagné d'avance, rendez-vous dans quelques années. Mais pas trop tard quand même.

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