Critique

Le Vilain petit Canard et Moi

 
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Dans une société où le libéralisme outrancier est devenu roi, un conte moral ne peut faire de mal à personne. On remet donc au goût du jour l'une des histoires les plus connues traitant du droit à la différence, sous la plume de Hans Christian Andersen. Mais l'équipe cosmopolite franco-danoise choisit un anti-héros comme mentor au vilain palmipède en la personne de Ratso, un rongeur roublard, profiteur, individualiste. Il va se retrouver obligé de s'occuper de ce gros caneton gris qui ne ressemble à aucun autre membre de la basse cour. Et forcément, ensemble ils vont découvrir les valeurs qui régissent l'harmonie entre les êtres vivants. Ils vont tomber sur une jeune cane qui va montrer à l'affreux caneton une autre vision du monde que celle de Ratso.Le film est rempli de moments de bravoure, de folles cascades et d'aventures en tout genre. On ne s'ennuie pas et les personnages ont tous une personnalité attachante, renforcées par les voix de Bruno Solo, M Pokora et Leslie. Et l'on constate que Luc Besson à entièrement raison de dire que les chanteurs sont très doués pour placer leur voix quant il s'agit de donner vie à des personnages animés. Sans être un chef d'uvre, «Le vilain petit canard et moi» est un très bel exemple de la vitalité du film d'animation européen.

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