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Moi, moche et méchant 3

 
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Une histoire de famille

Le troisième volet de la série à succès d’Illumination Entertainment explore une nouvelle facette de la vie de Gru, avec le même mélange d’action et humour. Pour la énième fois, on s’amuse bien avec des personnages qui nous fascinent depuis 2010.

Il y a sept ans, nous avons fait la connaissance de Gru (voix de Steve Carell en VO), un criminel redoutable avec un côté plus tendre mis en évidence après l’adoption de trois petites filles. Dans le deuxième épisode, sorti en 2013, il est passé du côté des gentils, avec l’aide partielle de Lucy Wilde (voix de Kristen Wiig), agente de la Ligue Anti-Méchants dont il est tombé amoureux.

Nous voilà donc au troisième volet, où la situation s’empire: suite à l’échec d’une mission, Gru et Lucy perdent leur emploi. Tout n’est cependant pas perdu: Gru apprend qu’il a un frère jumeau, Dru, et ce dernier veut reprendre l’activité de famille. Celle-ci comportera une revanche contre Balthazar Bratt (voix de Trey Parker), un ancien acteur devenu voleur aux méthodes ringardes. Quant aux Minions (voix du réalisateur Pierre Coffin), ils ont décidé de chercher un nouveau boss, Gru étant devenu à leurs yeux un "pignouf"…

Ceux qui cherchent quelque chose de nouveau ont intérêt à regarder ailleurs: la formule est toujours la même, avec son alternance d’action, sentiments et humour scatologique. La seule vraie déviation, c’est le côté délicieusement rétro lié au méchant principal, avec une série de fringues et tubes des années 80 pour nous faire comprendre que c’est en fait un grand gamin qui refuse d’accepter le monde autour de lui (ce n’est pas un hasard si la voix originale est celle de Parker, alias Eric Cartman). Mais cela ne suffit bien entendu pas à marquer un vrai renouveau dans le contexte d’une franchise qui s’appuie sur la familiarité.

Et pourtant… Le film marche plutôt bien. D’un côté, le travail visuel du studio français s’améliore constamment, avec plusieurs intuitions et coups de génie qui n’ont rien à envier à Pixar. De l’autre, Gru et ses acolytes restent de très fiables machines à gags, avec un rythme qui empêche de penser trop longtemps au manque d’originalité. Comme d’habitude, ce sont les Minions qui garantissent la plupart des rires, notamment pendant deux interludes musicaux qui font déjà partie des moments cultes de l’année. 

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