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Transformers: The Last Knight

 
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Le dernier combat?

Annoncé comme le dernier volet de la franchise réalisé par Michael Bay, ce cinquième chapitre est un peu le résumé de tout ce qui a fait le succès commercial de l’épopée des Autobots et des Decepticons. Après les excès des deux derniers épisodes, la surenchère bruyante est toujours là, mais elle est moins vexante cette fois.

Depuis dix ans le public dans le monde entier suit les aventures d’Optimus Prime et ses acolytes dans la transposition pour grand écran de la célèbre franchise de Hasbro. On en est maintenant à cinq films, exemples parfaits d’un cinéma purement spectaculaire qui a pour seul but le divertissement. Un objectif atteint sans problèmes au box office mais avec plus de difficulté auprès des cinéphiles: après un premier volet qui assumait avec beaucoup de sympathie son côté moins sérieux, ces aventures bruyantes sont devenues un peu lourdes, grâce surtout à un mauvais équilibre entre action et moments de calme.

Ce problème est minimalement résolu dans The Last Knight, plus court que les deux épisodes précédents et en même temps plus épique. Un prologue où participent le Roi Arthur et Merlin nous jette immédiatement au milieu d’une mythologie expliquée par un historien (Anthony Hopkins): les Autobots et les Decepticons visitent notre planète depuis des siècles, souvent dans le but de retrouver un objet qui leur permettrait de réparer Cybertron, leur monde natal qui est en train de mourir. Or, les dernières batailles ont persuadé les gouvernements de la Terre à déclarer les Transformers des hors-la-loi, ce qui complique un peu la mission. Un autre obstacle sera constitué par Optimus Prime (voix de Peter Cullen en VO), parti à la recherche de ses créateurs…

Il y a beaucoup de matière dans ce film, peut-être même trop, et ce n’est pas étonnant puisque le scénario a été conçu à partir de trois idées différentes. De plus, The Last Knight a été annoncé comme étant le dernier volet réalisé par Michael Bay, qui quitte la saga en réunissant tout ce qui a marché jusqu’à présent. Et là, il faut dire que le but est atteint: sur le plan purement visuel, la réussite est totale, même si les projections normales, sans IMAX, souffrent un petit peu à cause de modifications du format de l’image qui deviennent très visibles vers la fin (surtout quand elles ont lieu pendant une seule scène).

La partie centrale est toujours marquée par un certain manque d’énergie, mais en revanche l’humour est moins grossier et agaçant. Il y a même un petit cadeau pour les spectateurs francophones, avec un robot doublé par Omar Sy (Hot Rod, prononcé à la française: Haute Rôde). Pour les passionnés, c’est un aboutissement tout à fait satisfaisant. Pour les autres, c’est passablement agréable, en espérant que les épisodes suivants retiennent les bonnes leçons. Le successeur de Bay aura beaucoup d’efforts à faire…

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