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Le Grand Méchant Renard et autres contes

 
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Il était une fois… la ferme

Benjamin Renner adapte ses propres créations graphiques pour le cinéma avec une simplicité élégante qui plaira aux spectateurs de tous les âges. Trois contes charmants à savourer dans les salles obscures sans hésitation.

Parmi les projections spéciales de la 41e édition du Festival International du Film d’Animation d’Annecy le public a eu l’occasion de découvrir Le Grand Méchant Renard et autres contes, le nouveau travail de Benjamin Renner et Patrick Imbert, qui ont fait partie de l’équipe du charmant Ernest et Célestine. Le trait simple, clair et élégant est le même pour ce divertissant, recueil d’aventures tiré du travail de Renner, auteur d’une série de BD sur son blog personnel.

Structuré comme un spectacle donné par les animaux-comédiens, le récit se compose de trois histoires. Dans le premier épisode, un cochon, un lapin et un canard doivent s’occuper de la livraison d’un bébé lorsque la cigogne en est physiquement incapable. Le deuxième, qui donne le titre principal au film, se focalise sur le renard et sa tentative de manger des poussins avec son ami le loup. Et pout finir, les animaux de la ferme devront sauver Noël quand le cochon et le canard sont persuadés d’avoir tué un certain bonhomme en rouge.

Le dernier segment impose un petit doute momentané sur la stratégie de distribution, le film entier étant un excellent produit pour Noël (on imagine que d’autres longs métrages avec contenus et cibles similaires, comme l’attendu Drôles de petites bêtes, rendent cette période de l’année plutôt remplie en termes de planning). En oubliant les dates, on reste avec un récit charmant raconté avec une magnifique simplicité, en tissant un véritable spectacle qui vise les petits mais obtiendra aussi le respect et l’admiration des parents grâce à une intelligence subtile mise en place à côté de l’action et de l’humour. Dans le contexte d’un été dominé par les productions américaines (au niveau de l’animation, ce sera Moi, moche et méchant 3 et Cars 3), il est bien sympa d’avoir à disposition un bon long métrage européen qui n’a rien à envier à ses collègues anglophones. 

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