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Pirates des Caraïbes: La Vengeance de Salazar

 
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La mort lui va si bien

Gore Verbinski cède les commandes de la célèbre saga de flibustiers au duo de réalisateurs du mémorable Kon-Tiki, Joachim Rønning et Espen Sandberg. Le résultat est plus que probant et ce nouvel épisode tient la dragée haute à ses prédécesseurs.

Dans ce cinquième film basé sur un spectacle de parc d’attraction, Jack Sparrow (Johnny Depp) accepte d’aider Henry Turner (Brendon Thwaites), fils de Will (Orlando Bloom) à retrouver le Trident de Posédion, seul moyen de contrecarrer la vengeance du Capitaine Salazar (Javier Bardem), zombie revenu des enfers maritimes et décidé à anéantir tous les pirates du globe. Ils sont accompagnés par la jeune Carina Smyth (Kayla Scodelario), une naturaliste férue d’astronomie et de sciences. Comme d’habitude dans cette saga, la trame principale repose sur une lutte contre la montre afin de contenir les ténèbres qui menacent le monde, ce qui n’est vraiment pas la tasse de thé de Sparrow qui se conterait volontiers de pouvoir piller afin de s’offrir des femmes et surtout l’alcool à profusion dont il est plus que friand.

On a bien sûr droit aux recettes qui ont fait le succès des aventures du Capitaine Jack Sparrow: évasion dantesque, courses poursuites, fantômes plus détériorés que jamais, combats, acrobaties en tout genre dont une parfaitement hypnotisante, intégrant La Veuve de triste réputation. Tout est mis en place pour offrir un spectacle énorme dans l’esprit essentiel des contes que l’on raconte aux enfants pour les divertir, les éblouir et aiguiser leur imagination. Les deux réalisateurs norvégiens remplissent leur contrat haut la main en nous amusant autant qu’il ont dû s’amuser à la création de ce film colossal.

L’un des ingrédients principaux pour que le menu reste mémorable quand on assiste à un Pirates des Caraïbes est l’humour. Dans son numéro de prémisse du Capitaine Haddock, Johnny Depp se délecte à tituber, à parler de manière pâteuse et à délirer pour notre plus grand plaisir. Javier Bardem joue avec bonheur de son accent espagnol qu’il vaut largement mieux apprécier en version originale, seul moyen de jouir de ses mythiques roulements de «r». Il incarne l’un des morts les plus délectables auquel le Septième Art a donné naissance. Mais le film donne surtout un rôle extraordinaire à l’une des meilleures et des plus belles actrices du monde, Gotshifteh Farahani qui se retrouve chauve, les dents gâtées et couverte de scarifications. Elle prouve une nouvelle fois l’étendue insoupçonnée de son sublime registre de jeu.

Pirates des Caraïbes: La Vengeance de Salazar est un très bon et jouissif spectacle bourré d’aventures, d’humour et d’effets spéciaux remarquables. Tout ici est au service d’un moment joyeux et sans prétention.

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