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Les Gardiens de la galaxie 2

 
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Famille cosmique

James Gunn est de retour dans la région la plus folle et jouissive de l’univers cinématographique Marvel. Il signe un deuxième volet qui est à la fois reconnaissable et imprévisible, en explorant de plus près l’évolution émotionnelle des personnages.

Il y a presque trois ans, Les Gardiens de la Galaxie prouva que le projet à long terme de Marvel Studios n’était pas une folie dont le succès se limitait aux Iron Man ou à The Avengers. Le film montra aussi à quel point cet univers narratif pouvait être varié et capable de s’adapter à différents publics: mis à part deux ou trois scènes, les aventures de Star-Lord (Chris Pratt) et ses acolytes étaient plutôt isolées par rapport au récit étendu qui traversait les autres films Marvel.

Le même principe est appliqué pour le deuxième volet: deux des cinq scènes situées pendant et après le générique de fin suggèrent ce qui pourrait se passer dans les prochains épisodes cosmiques, tandis que le reste du film occupe une place tout à fait individuelle dans le cadre de la soi-disant Phase 3 de l’univers cinématographique Marvel. Thanos n’apparaît pas, les Gemmes de l’Infini non plus. Gunn a d’ailleurs eu le droit de violer la règle qui veut que chaque film se déroule plus ou moins à l’époque de sa sortie : on est toujours en 2014, quelques mois après la fin du premier épisode. Les Gardiens sont maintenant une famille, mais cet équilibre sera troublé par l’arrivée d’Ego (Kurt Russell), un être tout-puissant – il est en fait, à la base, une planète vivante – qui serait le père de Star-Lord.

Comme la dernière fois, humour et musique sont à l’ordre du jour dès le générique du début, mais la formule n’est pas tout à fait la même: Groot (Vin Diesel) est un enfant, la menace galactique est beaucoup plus personnelle et l’incontournable Awesome Mix Vol. 1 a été remplacé par Vol. 2. En même temps, cette suite n’est pas comme les autres deuxièmes volets signés Marvel: le récit et l’action restent très intimes, tout en permettant à Gunn d’élargir subtilement l’exploration cosmique avec des inventions visuelles admirables. En fait, si vous avez aimé le côté psychédélique de Doctor Strange, une séquence en particulier vous satisfera encore plus. Certes, ceux qui se plaignent habituellement de la qualité des méchants chez Marvel ne changeront peut-être pas d’avis (et ils n’ont pas entièrement tort, du moins quand l’antagoniste est en images de synthèse), mais globalement le retour de ces personnages est très réussi, principalement parce que Marvel n’a pas perdu l’envie de nous surprendre après quatorze films. 

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