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Rogue One : A Star Wars Story

 
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Spin-off. Episode 3,5. Film dérivé. On pourra accoler à Rogue One: A Star Wars Story tous les termes que l'on veut, le résultat est malheureusement le même: un ratage quasi-total. Pourtant, à la barre, il y avait Gareth Edwards, réalisateur du chef d'oeuvre Monsters et du bancal mais respectable Godzilla. Doté d'un véritable sens de la mise en scène et maître dans l'installation d'atmosphères, Edwards semblait constituer le bon choix pour mener à bien la barque Rogue One. Las, c'est avec consternation que l'on constate que cette barque tangue, chahute et finit par couler.

Totalement dénué d'émotions, ne créant aucune empathie pour ses personnages, porté par des choix scénaristiques qui handicapent l'ensemble, le film contient en lui tant de mauvais germes qu'il ne saurait en ressortir quoi que ce soit d'autre qu'un très mauvais opus. Par ailleurs, Felicity Jones, l'héroïne, joue aussi bien qu'un manche à balai dans un placard, faisant varier son jeu entre l'inexpressivité et...l'inexpressivité. Et que dire des deux "apparitions" numériques d'anciens personnages de la saga, aujourd'hui disparus, si ce n'est qu'ils sont totalement irrespectueux de leurs interprètes, sans compter le fait que l'on croit avoir à faire à des personnages de jeux vidéos. Lamentable.

Alors, que sauver de ce Rogue One ? Peut-être les 5 dernières minutes, où l'on retrouve enfin le souffle mythologique et légendaire de Star Wars. Mais qu'il est décevant que le nom qui se cache derrière le metteur en scène de cette catastrophe soit celui de Gareth Edwards...

Que la Force le remette vite en selle, et qu'on n'en parle plus.

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