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Lucky Luke

 
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Le réalisateur et la star de Brice de Nice font une nouvelle fois équipe pour rendre hommage sur grand écran à l’un des fleurons de la bande dessinée francophone et le résultat convainc malgré quelques menus défauts de rythme. Tourné en Argentine avec un maximum d’effets réalisés en direct sur le tournage, ce Lucky Luke ne marche pas sur les traces d’un album précis mais se focalise sur le personnage du cow-boy chanceux et solitaire. Sans trop en dévoiler, on peut relever que le scénario imagine une enfance à Luke et l’origine de sa veine extraordinaire. Dans ce film, notre héros doit remettre de l’ordre dans sa ville natale de Daisy Town qui est sous l’emprise de l’affreux Pat Pocker. Il devra se confronter à ses ennemis que sont Jessie James, Billy The Kid ou encore Calamity Jane venus essayer de se défaire une fois pour toutes du justicier.

James Huth signe un vrai western en se faisant plaisir grâce à des scènes autant inspirées de réalisateurs américains comme John Ford ou Howard Hawks que du maître italien incontesté Sergio Leone. Il nous offre une succession de gros plans chers au papa du western spaghetti et des paysage à couper le souffle comme dans les plus grands classiques du genre. Il n’en oublie pas pour autant l’esprit même de la BD et l’on a droit à moult chapeaux qui s’envolent au son des revolvers que l’on arme et des balles qui sifflent. Il réussit aussi un joli coup pour pallier une baisse de rythme quand tous les desperados des environs ont afflué à Daisy Town, en faisant tomber son personnage dans une dépression. Et la comédie revient au grand galop grâce à cette petite digression qui voit Lucky Luke essayer de devenir fermier et amoureux de sa Belle mais dépourvu de sa chance légendaire.

Lucky Luke est une jolie galerie de seconds rôles dans lesquels les comédiens s’investissent avec beaucoup de bonheur comme Daniel Prévost en Pat Pocker, Alexandra Lamy en Belle, Melvil Poupaud en un Jessie James qui ne cesse de citer Shakespeare, Sylvie Testud en une Calamity Jane désespérément éprise du cow-boy solitaire, Jean-François Balmer dans un rôle retors qu’il maîtrise à merveille et Michaël Youn qui campe un parfait Billy The Kid. James Huth réussit donc son pari et signe un film à grand spectacle qui s’adresse à tous dans un pur esprit de divertissement, mêlant aventure, action et comédie.

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