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The Neon Demon

 
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Depuis le succès de Drive (2011), le cinéaste danois Nicolas Winding Refn est sous la loupe des critiques: son dernier film, The Neon Demon, était très attendu sur la Croisette. Mettant en vedette Elle Fanning, Jena Malone, Abbey Lee, Bella Heathcote, Karl Glusman, Keanu Reeves, Desmond Harrington, Alessandro Nivola, Christina Hendricks, le film se déroule dans le domaine de la mode et du mannequinat mais la version représenté dans The Neon Demon s’intéresse aux aspiration, aux jalousies  et au jeu pervers des influences. L'expérience de certaines contraste avec la naïveté et la chair intacte des nouvelles venues qui ne voient miroiter que les paillettes sans imaginer les drames qui se trament en coulisse.

La maquilleuse Ruby (Jena Malone) semble bienveillante à l’égard de Jesse (Elle Fanning), jeune adolescente de seize ans fraichement débarquée de sa province dans l’espoir de percer comme mannequin à Los Angeles. Sous la houlette de Ruby qui la présente à un photographe coté, Jesse semble voir son rêve de podium et de célébrité se concrétiser. Sarah (Abbey Lee), l’ancienne égérie, soudainement déchue, va rapidement mettre Jesse au diapason. 

En visionnant The Neon Demon, on se demande si Drive, qui allait devenir un succès commercial conséquent ne ne ressemble pas maintenant à une sorte d'accident bizarre. Son dernier travail s’apparente à une errance artistique aux tons psychédéliques peu convaincants dans des séquences récurrentes où scintillent un losange ou des triangles en néon sur fond noir, scintillement qui rappelle le clinquant des défilés des mannequins sur les podiums. Mais rapidement le cauchemar, trempé de sueur froide, prend le dessus, entre exigences capricieuses et éclats hargneux.

De toute évidence, le réalisateur de Only God Forgives s’est fait plaisir en déshabillant ses actrices et en portant sur grand écran des phantasmes dont on aurait pu se passer (une scène de nécrophilie qui n’apporte rien au récit). On s’interroge sur la présence d’un tel film en compétition à Cannes cette année. D’ailleurs, nombre de spectateurs parmi le parterre de journalistes ont quitté la salle bien avant le générique de fin. Ceux qui sont restés, par conscience professionnelle ou par masochisme, ont pu savourer un chœur de huées à la fin de ces deux heures insoutenables de projection.

La scène finale se veut inspirée de Bunuel mais frise la ridicule et a suscité une avalanche d’éclats de rire. La bande-son du film, oscillant entre techno et électro, complète ce tableau désopilant qui ne mérite pas que l’on s’y intéresse. On espère que Nicolas Winding Refn se ressaisisse au plus vite.

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