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Warcraft Le Commencement

 
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Les jeux vidéos et le cinéma ont rarement eu de belles histoires. Grâce à Duncan Jones (Source Code), cette association maudite semble être révolue. Si la bande-annonce présageait un jeu vidéo plus qu'un long-métrage, le savoir faire du réalisateur invite à un voyage hautement mené.

Si Sam Raimi (Jusqu'en enfer) était pressenti pour se lancer dans l'aventure, son envie de porter à l'écran Le Monde Fantastique d'Oz a laissé la place au fils de David Bowie. Un mal pour un bien tant la vision du cinéaste britannique correspond à celle d'un des jeux de rôles les plus populaires. La difficulté étant de respecter au maximum à l'image connue des fans.

Pour se faire, l'histoire s'est inspirée de la première guerre entre les Orcs et les Humains, une tâche ardue de concrétiser et de rendre un combat aussi virtuel plausible sur grand écran: une prouesse technique visuelle qui se ressent dès les premières images. La Motion Capture (une technique permettant d'enregistrer les positions et rotations d'objets ou de membres d'êtres vivants, pour en contrôler une contrepartie virtuelle sur ordinateur (caméra, modèle 3d, ou avatar)) est maîtrisée de telle manière que les Orcs semblent réels dans un graphisme éblouissant qui comble le spectateur par un spectacle à couper le souffle. 

Si adapter World of Warcraft pour le cinéma peut effrayer les fans de la première heure, le ressenti premier est que ces derniers ne sauraient être déçus. Bien entendu, quelques petites imperfections sont à noter mais la qualité de la réalisation permet une immersion idéale et intelligente. Une impression volontaire de Duncan Jones qui invite le curieux à ne plus être qu'un simple joueur.

Evidemment un tel film ne serait pas grandiose sans un casting hautement incroyable. Tout d'abord, la présence de Travis Fimmel (Maggie a un plan) qui campe un chevalier hors pair et dévoué. A ses côtés, Paula Patton (Mission: Impossible - Protocole Fantôme), Dominic Cooper (Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires), Ben Foster (Les Amants du Texas) ou encore Ben Schnetzer (Pride) complètent une distribution soignée. 

La réalisation de Warcraft Le Commencement n'est pas sans rappeler par instants des séquences de la trilogie du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson. Des références timides mais qui donnent une appréciation encore plus majestueuse à cette oeuvre. Des scènes de batailles aux plans de cavaliers s'en allant en guerre, la mise en scène soignée de Duncan Jones affirme un savoir-faire indéniable dans cet univers particuliers.

Evidemment un tel film ne serait pas aussi prenant si les séquences musicales qui l'accompagnent n'étaient pas réussies. La tâche est revenue à Ramin Djawadi (Pacific Rim). Le génie du compositeur est renforcée par des instants scéniques d'une grande beauté qui consent à ce que la musique devienne un personnage à part entier.

Warcraft Le Commencement est dès lors un divertissement jouissif qui par un visuel magnifique en devient une oeuvre incontestable. Les fans de la première heure et les petits nouveaux auront certainement plaisir de retrouver des personnages si emblématiques. Les non-initiés sauront par contre apprécier la découverte d'un monde intriguant mais largement magnifié par une mise en scène maîtrisée. 

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