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Volta a Terra

 
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Volta à Terra marque les débuts d’un jeune réalisateur, João Pedro Plácido, qui signe un documentaire sur le village dépeuplé d’Uz, une terre au nord du Portugal, où il ne rets que 49 habitants vivant uniquement de ce que la terre leur donne. 

João Pedro Plácido raconte l'histoire d'Antonio, un vieil émigrant qui est enfin de retour au village, et de Daniel, un jeune agriculteur de vingt-et-un ans qui est condamné à reprendre la ferme familial mais qui aime cette vie ardue. Alors que la caméra livre le quotidien de Daniel, on perçoit rapidement que Daniel est une exemption face à tous les autres jeunes qui ne souhaitent qu’une seule ose: quitter ces terres âpres et cette vie de misère. 

Daniel vit avec sa famille, retrouve des amis lors d’une fête organisée durant  l’été avec tous les autres villageois et nourrit l’espoir de trouver une fille qui veuille partager la rudesse de sa vie mais, ce qu’il a à proposer, ne semble pas être suffisant pour convaincre une quelconque jouvencelle. Au cours du film, un sentiment  se révèle progressivement avec certitude: l’immense solitude de Daniel, sa vie peuplée de tracteurs, vaches, moutons, fromages, fourches à foin et les cérémonies à l’église.

Toutefois, si, d'une part, il y a un jeune frustré par les possibilités qui ne font pas partie de son avenir, ll y a un fier vieillard nostalgique de l'expérience acquise au fil des années. Antonio incarne typiquement l'homme pilier de famille, guidé par les coutumes anciennes qui dictent ses us et ses opinions très marquées. Le film dévoile le travail des villageois dans les tâches au jour le jour, et dévoile les protagonistes de manière très réaliste dans les interactions entre les parents et les enfants, qui se révèlent dans des situations très humaines.

Si Volta à Terra est une visite guidée dans les recoins insoupçonnés du village de Uz au cours des quatre saisons et dévoile des paysans qui tirent le diable par la queue, le film de João Pedro Plácido offre un spectacle affligeant du milieu agricole qui consterne: ici, le paysans hèlent les vaches, les brebis ou gallinacés, en les traitant de «pauvres connes et sales putes» à maintes reprises. Apparemment, cette façon de procéder semble normale dan le Nord du Portugal alors que partout en Europe, on voit une profession mise à mal et pourtant très respectable de la terre, des animaux, des saisons. Parfois, nous nous demandons si ces agriculteurs sont aussi des acteurs.

A la fin du film, on a le sentiment que que réalisateur a choisi la facilité en livrant de manière très linéaire l'histoire de Daniel face à la désertification de  son village. Voilà qui est fort dommage pour un sujet qui aurait pu être intéressant.

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