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De l'autre côté de la mer

 
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Le dernier film de Pierre Maillard, De l'autre côté de la mer, sort sur les écrans. Les festivaliers ont déjà pu le découvrir en 2015 lors de la 39ème édition du Festival des films du monde de Montréal, au Tirana International Film  Festival en octobre, lors de la 21e édition du Geneva International Film Festival Tous Ecrans en novembre ou, plus récemment, aux 51ème Journées de Soleure en janvier 2016.

 De l'autre côté de la mer suit les pérégrinations d’un photographe de guerre qui a cessé son activité après avoir pris le cliché «de trop». Il s’est éloigné des hommes et se contente de photographier des arbres. Alors qu’il retourne sur le lieu dudit cliché, en Albanie qui le hante et nourrit ses cauchemars, il y rencontre une jeune-femme qui s’enfonce dans la forêt, pour échapper à la folie destructrice des hommes, fuyant la vengeance de sa famille pour tenter la traversée de la mer et espérer un avenir plus serein de l’autre côté. Un prêtre catholique doute de sa foi et tente de la consolider en sauvant des migrants, traitant directement avec le chef des passeurs.

Le film foisonne d’idées qui auraient pu être intéressantes -l’atavisme des traditions, la vendetta, les réfugiés et les passeurs- mais qui partent ici dans tous les sens. Habituellement magnétique et souverain, Carlo Brandt campe ici un photographe de guerre mais sa prestation déconcerte, voire déçoit dès la première séquence où le photographe se replonge dans son passé en regardant d’anciens clichés. Malheureusement, au lieu d’avoir une vue plongeante au-dessus de l’épaule du protagoniste, on voit l’acteur de trois-quarts montrer ostensiblement les photos à la caméra, ce qui donne une impression peu naturelle. Est-ce dû à la direction d’acteurs?

Ce manque de naturel dans el jeu des acteurs se retrouve ultérieurement. Pourtant, les thématiques abordées regorgeaient d’intérêt. Mais, comme dit le vieil adage: «Qui trop embrasse mal étreint.» Les souvenirs du photographe affluent: une jeune femme violée, lynchée et brûlée sur une croix.

Pierre Maillard a bénéficié du travail du chef opérateur Aldo Mugnier qui crée un caractère métaphysique nourri par les manifestations de la nature, en particulier des arbres.

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