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Divergente 3 : Au delà du mur

 
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Alors que Hunger Games vient de nous quitter, il faudra attendre jusqu'au printemps de 2017 pour dire "adieu" à Divergente, l'autre franchise dystopique ayant pour public cible les spectateurs adolescents et une protagoniste féminine plutôt forte. Sauf que Hunger Games s'améliorait de film en film, tandis que Divergente ne fait que devenir toujours plus insipide, malgré les efforts de Shailene Woodley dans le rôle de Tris Prior, celle qui nous sauvera tous (?).

A la fin du film précédent, nous avions découvert que la société oligarchique de Chicago n'était qu'une expérience planifiée par ceux qui habitent au-delà du mur. Tris doit doinc se rendre dans cette région mystérieuse, avant que le nouveau gouvernement ne détruise ce qui reste de la population. David (Jeff Daniels), responsable du projet, se déclare prêt à tout pour améliorer la situation, mais la vérité est, bien sûr, beaucoup plus complexe...

Si ça sent le déjà vu, c'est parce que plusieurs de ces éléments ont été explorés, très récemment, dans une autre série de science-fiction pour les jeunes, à savoir Le labyrinthe. Mais ce n'est pas tellement la familiarité qui nuit à ce troisième volet de Divergente, mais plutôt l'indifférence totale du réalisateur Robert Schwentke, qui noie les fils du récit - en gros, "Qui trahira qui?" - dans un océan d'images de synthèse dont on sort franchement épuisés. En plus, il faudra attendre un an pour la fin car le troisième livre (oui, il y a des bouquins derrière, comme toujours), comme le veut la tradition, a été divisé en deux films. 

Aura-t-on la force d'arriver jusqu'à la conclusion? D'un côté, mademoiselle Woodley reste charmante et talentueuse, arrivant à rendre tolérables des scènes d'explication qui feraient mal aux oreilles dans d'autres situations. De l'autre, la perte de la méchante incarnée par Kate Winslet dans les deux premiers volets pourrait s'avérer fatale, car Jeff Daniels n'a qu'un seul élément en commun avec la comédienne anglaise: dès qu'il débarque, son jeu signale "Oui, je suis le vrai méchant de l'histoire." Et, hélas, cela ne suffit pas pour empêcher que le nom de la franchise soit carrément ironique.

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