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Steve Jobs

 
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CONTRE

Commençons par saluer les performances de Michael Fassbender dans le rôle titre et surtout de Kate Winslet dans celui de son assistante. Mais le scénariste Aaron Sorkin est-il vraiment le génie que certains clament haut et fort? Non, car comme pour The Social Network de David Ficher, il fait preuve d’une pauvreté d’écriture qui s’enlise dans des dialogues interminables et passablement plats où le verbiage stérile prévaut. Pas étonnant vu le sujet choisi et c’est normal: comment réussir à captiver son auditoire avec l’histoire d’un homme plus qu’imbu de sa personne et du culte qu’on lui voue? Impossible, et ce film très ennuyeux tombe à pied joint dans le panneau.

En trois longues séquences interminables de préparation à des shows de présentation ressemblant presque à des messes rituelles, le nouveau long métrage de Danny Boyle ne fait que poursuivre des chimères fort peu captivantes. Jobs se prend la tête et celle de son entourage en cherchant une sorte de perfectionnisme idéalisé par une vision irréelle du monde dont il rêve, en pensant prétentieusement que ce sera le seul modèle valable pour tous, rejetant systématiquement toutes les remarques qui lui sont faites.

Par contre, il est montré sous un jour humain très peu reluisant par l’implication de sa fille qu’il refuse de reconnaître et de sa mère. Et c’est là qu’intervient le fameux élément émotion cher à toutes celles et tous ceux qui pensent que l’intelligence du coeur, une très mauvaise conseillère faisant trop souvent prendre des décisions irréfléchies, prévaut sur celle de l’esprit. On n’y croit pas une seconde et ces conflits familiaux lassent très vite par leur vacuité, voire leur risibilité la plus complète, trouvant leur apothéose désastreuse sur le toit d’un immeuble lors la dernière scène de ce film parfaitement dispensable.

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