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Dirty Papy

 
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Imaginez la scène: vous venez de perdre votre grand-mère, et papy propose que vous l'accompagniez visiter un vieil ami, histoire de ne pas rester tout seul à la maison à se déprimer. Vous vous présentez le lendemain, prêt pour le départ, et vous trouvez votre grand-père dans une position, disons, inattendue. C'est comme ça que commence Dirty Papy. Et ça, c'est peut-être la scène la moins gratuitement vulgaire dans ce film plat, affligeant, sans âme, duquel on est sorti avec l'impression d'avoir besoin d'une longue douche pour nous purifier.

«Mais non, ça peut pas être si crade que ça?» diront certains. Si, ça peut l'être: pendant une heure et demie, on parle que de sexe, drogue et trucs soi-disant fun. En soi, ce n'est pas mauvais, sauf que dans ce film chaque blague vise uniquement à choquer et offenser le plus possible, ce qui nous donne une collection de phrases misogynes, homophobes, racistes, et caetera. Tout ça au service d'un "humour" tellement inexistant qu'il vaut presque mieux voir en boucle tous les films avec Adam Sandler qui sont disponibles sur Netflix.

Et au centre de cette opération cynique, on trouve le duo Robert De Niro-Zac Efron, et on se demande: pourquoi? Bon, on l'admet, l'idée de base n'est pas si nulle que ça, et on imagine qu'Efron ait bien aimé la possibilité de se distancer encore plus de son image irreprochable d'il y a dix ans. Il aurait juste fallu trouver un réalisateur qui ne mette pas en scène sans aucun sens du rythme comique et avec un mépris total envers tous les personnages et le public. Aurait-t-on déjà vu en février le plus mauvais film de 2016? On l'espère, parce que s'il y a quelque chose de pire, on ose pas en imaginer le contenu...

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