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Paris-Willouby

 
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Paris-Willouby, premier long métrage de Quentin Reynaud et Arthur Delaire, qui réunit,  Isabelle Carré, Stéphane De Groot, Alex Lutz, entre autres, nous entraîne dans un road-movie familial à la française. Rien que cet intitulé laisse augurer du pire.

Arthur Delaire et Quentin Reynaud tous deux originaires de la région bordelaise, se sont rencontrés alors qu’ils réalisaient un court. Ayant chacun une famille nombreuse, ils ont puisé dans leur propre vécu pour élaborer certaines scènes.

Le tandem nourrissait le projet de Paris-Willouby depuis 2011. Ils ont en eu l’idée lors d'un dîner, par le prisme de dessins racontant l’histoire d’une famille recomposée, un sujet par essence très actuel, reflet de notre société occidentale contemporaine. Ils se sont ensuite consacrés à l'écriture  mais ce projet a tardé à se concrétiser.

A l'origine, Arthur Delaire et Quentin Reynaud avaient écrit un tout autre scénario qui s’appelait Paris-Willoughby et qui se terminait en Angleterre. Il s'agissait aussi d'un voyage initiatique et familial du même acabit que le film culte Little Miss Sunshine, mais pour des raisons financières cette version n’a pas vu le jour. Ce qu’on ne peut que regretter.

Celle à laquelle on a droit est annoncée comme une comédie dramatique. Si certaines situations sont censées provoquer le rire, d’autres sont sciemment prévues pour susciter l’empathie du public envers les personnages. malheureusement, les effets escomptés ne peuvent guère se manifester, l’écriture scénaristique comme la mise en scène creusant progressivement un fossé entre les personnages et les spectateurs qui ne parviennent pas à s’identifier aux premiers et demeurent imperméables à leurs problèmes et à leurs émotions.

Pourtant, les cinéastes revendiquent des influences de renom, de véritables références au Septième Art dans le registre du road movie, à l'instar de Thelma et Louise, film culte de Ridley Scott, Tamara Drewe de Stephen Frears pour l’atmosphère, The Descendants d’Alexander Payne pour le ton de l’histoire, Le Premier Jour du reste de ta vie de Rémi Bezançon, et, bien évidemment,  Little Miss Sunshine de Jonathan Dayton et Valérie Faris.

C’et là que le bât blesse: si l’intention des réalisateurs étaient de s’inspirer de ces chef-d’oeuvre pour en faire une version hexagonale, le résultat n’est pas au rendez-vous et Paris-Willouby demeure une psychothérapie franchouillarde peu convaincante.

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