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Le Garçon et la bête

 
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Le tire original du nouveau film de Mamoru Hosoda, Bakemono No Ko signifie littéralement L'enfant de la bête. Après avoir connu le succès avec Summer Wars, Mamoru Hosoda se lance et fonde son propre studio d'animation, Chizu, avec Yuichiro Sato, son fidèle producteur. Tombé sous le charme de La Belle et la Bête, qu'il découvrit en vidéo dès ses années d'apprentissage à la Toei, avant de voir la version de Jean Cocteau et de s'en inspirer pour sa vision d'une bête apprenant à s’adoucir, Mmoru Hosada revendique que sa version de ce conte initiatique s'adresse à la jeune population, afin qu'elle «se sente comprise et apprécie mieux de vivre dans le contexte actuel». 

Mamoru Hosoda est un cinéaste qui prend son temps pour créer. Ainsi, il conçoit chaque projet indépendamment de l'autre. Il a commencé à travailler sur Le Garçon et la bête début 2013, mettant un an et demi à peaufiner le scénario pour en commencer la production. Malheureusement, le résultat n’y est pas.

Le réalisateur s’inspire d'une expérience personnelle vécue et ressentie, source d’inspiration pour ses films. Par exemple, il avait imaginé Les Enfants Loups pour sa femme, le couple ne pouvant pas avoir d’enfants. Pour son dernier opus le réalisateur a souhaité aborder le thème des familles que l’on se crée dans son enfance, comme celle de substitution que rencontre Kyuta dan sun monde parallèle à celui des hommes, un monde où vivent les animaux.

Mamoru Hosoda s'est inspiré de légendes japonaises pour construire l’univers de son histoire. Mamoru Hosoda s'est inspiré d'un célèbre conte japonais impliquant un enfant, Kintaro, élevé par une ogresse et affrontant des ours lors de combats de sumo. Kyuta découvre le monde des bêtes et rencontre Kumatetsu, un ours fort mais impétueux et irascible avec lequel il va devoir cohabiter et composer. Le jeune garçon s'initie à la maitrise de sa force auprès des animaux, apprenant à combattre et à devenir un homme.

Au monde des humains, Mamoru Hosoda oppose de manière manichéenne l’univers des hommes à l’univers des bêtes; la conception du quartier moderne de Shibuya et celui des bêtes de Jutengai ont été conçus selon une opposition ville-campagne peu subtile. Cela finit par agacer et lasser même si le réalisateur profite de ce choix narratif pour amener les animaux à émettre des jugements sur les humains. Si les détails des paysages sont réussis, le trait des personnages, humains comme animaux, est plutôt grossier. Dans ce conte initiatique, l’apport est réciproque car si l’ours Kumatetsu apprend son savoir-faire du combat à Kyuta, ce dernier lui apprend à mieux gérer ses pulsions, donc ses adversaires. Mais toute cette morale sonne très convenue. On en vient à se languir des créations des Studios Ghibli.

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