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Creed- L'Héritage de Rocky Balboa

 
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Les trois protagonistes principaux du septième film mettant en scène Rocky Balboa, doivent tous faire face à un handicap. La petite amie du fils d’Apollo Creed, qui donne sont titre au long métrage, est musicienne mais condamnée à devenir irrémédiablement sourde. Le fils de Creed lutte contre un lourd héritage qui l’oblige à se surpasser. Et Rocky Balboa se voit accaparer par un mal qui tue chaque année des millions de personnes, ce qui lui donne une humanité pertinente et le descend du piédestal d’immortel que ces fans les les plus fleur bleue voient en lui.

Et c’est là que le film de Ryan Coogler gagne tout son intérêt. La meilleure scène de Creed n’est pas l’un des rares combats de boxe particulièrement bien filmés, mais celle où Rocky parle à ses morts. Stallone y est prodigieux et signe là sa meilleure performance depuis Copland. Il est d’une justesse à fleur de peau et campe non plus un héros vénéré, mais un homme avec toutes ses qualités et ses défauts, plein d'humour. C’est d’ailleurs ce qui a dû convaincre les jurés des Golden Globe dimanche dernier.

C’est surtout cela que l’on retiendra et non les quelques maladresses un peu trop sentimentales qui font un peu taches comme de montrer en parallèle la fierté de la veuve d’Apollo Creed qui suit le match final devant sa télé en pleurant, alors qu’au début du film elle est foncièrement contre le fait que le fils de son défunt mari reprenne les gants.

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