Critique

Snoopy Et Les Peanuts - Le Film

 
Critique par |

Cela fait 65 ans que la bande dessinée créée par Charles M. Schulz donne du plaisir aux lecteurs dans le monde entier. Pour fêter cet anniversaire important, on a aussi droit à la sortie d'une nouvelle adaptation cinématographique, écrite et produite par le fils et le petit-fils de l'auteur et réalisée avec l'aide du studio Blue Sky, créateur de Rio et Ice Age

On retrouve donc la bande entière: Charlie Brown, Linus, Lucy, Sally, Schroeder (qui apparaît, piano à la main, déjà dans le générique de 20th Century Fox) et, bien sûr. Snoopy. Le chien le plus connu de l'univers de la BD (désolé, Milou) domine l'intrigue avec ses commentaires non-verbaux, ses gestes de soutien, ses voyages dans un monde littéraire et fantastique. Charlie Brown, de son côté, aimeirait bien faire la connaissance d'une fille qui vient d'arriver en ville, mais doit aussi affronter des problèmes typiques de son âge: insécurité, doutes sur le futur, complexe d'infériorité, avec seuls ses camarades de classe capables de l'aider (les adultes, dans les rares scènes où ils apparaissent, ne produisent que des bruits incompréhensibles). 

Réalisé avec les images de synthèse et distribué en 3D, Snoopy Et Les Peanuts - Le Film garde néanmoins l'esprit très classique (les plus cyniques diraient "démodé") de l'oeuvre de Schulz, au niveau graphique aussi bien que du contenu, et le long métrage est, avant tout, une longue, touchante lettre d'amour pour l'homme qui imagina, en 1950, un monde où les enfants s'interrogent sur des questions existentielles et écoutent de la musique classique au lieu de regarder les dessins animés, un monde où les chiens savent écrire à la machine et sont d'emblée le membre le plus cool du groupe.

L'amour pour la matière s'étend même à l'effort fait par les cinéastes pour reproduire la magie des adaptations précédentes: la musique que l'on associe aux films classiques est présente à plusieurs reprises, et la "voix" de Snoopy reste celle de Bill Melendez, le producteur/animateur qui nous donna en premier une version audiovisuelle des Peanuts. Les enfants, eux, sont doublés par de vrais enfants, ce qui prouve que des stars d'Hollywood ne sont pas nécéssaires pour la réussite d'un film d'animation. Il suffit d'avoir un scénario solide, des gags efficaces, des personnages adorables et un élément technique/graphique à la hauteur de la poésie de la source littéraire. Bref, ceci est un petit bijou à ne pas rater. 

En savoir plus sur Max Borg

CONCOURS 4 X 2 invitations à gagner pour "Visages d'enfants" au City-Club à Pully

Participer