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Crimson Peak

 
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"Les fantômes sont plutôt une métaphore", c'est l'explication que donne la jeune Edith Cushing (Mia Wasikowska) pour expliquer ses écrits à un éditeur. C'est aussi la phrase-clé pour comprendre pourquoi, si vous vous attendiez à un film d'horreur, tel que nous a été vendu Crimson Peak au niveau du marketing, vous risquez de sortir de la salle assez déçus. 

Les fantômes sont là, certes, dans cette énorme maison anglaise où Edith va vivre avec son mari Thomas Sharpe (Tom Hiddleston) et sa belle-soeur Lucille (Jessica Chastain). Sauf qu'au final leur présence ne sert pas à grand-chose, si ce n'est que de créer 2-3 séquences visuellement impressionnantes qui montrent l'amour du réalisateur pour sa matière. Car oui, Guillermo del Toro a signé cet opus uniquement par amour du genre, avec un oeil particulier pour les films du studio anglais Hammer (Edith s'appelle Cushing, comme l'acteur qui incarna Victor Frankenstein et Abraham Van Helsing) et l'oeuvre de Mario Bava. 

Cette colline rouge, où l'élégance du jeu de Wasikowska et Hiddleston se bat avec le manque (voulu) de subtilité de la part de Chastain, est un lieu fascinant mais au final assez creux, le suspens laissant vite la place à la prévisibilité. D'accord, si on pense que c'est la période où sort aussi le cinquième volet de Paranormal Activity, cette franchise dont la popularité reste un mystère pour l'auteur de cet article, l'effort du cinéaste méxicain rente dans la catégorie "échec noble", et ça mérite quand même d'être vu en raison de se qualités visionnaires. Mais on s'attendait à beaucoup plus...

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