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Premiers crus

 
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Premiers Crus, deuxième long métrage du réalisateur Jérôme Le Maire, après le thriller Requiem pour une tueuse (2011), porté par Mélanie Laurent, propose une immersion dans l’univers de la viticulture, précisément dans les vignobles bourguignons.

Si le film semble faire la part belle à la Bourgogne dès la séquence d’ouverture, en baladant la caméra à travers les vignes, en insistant sur ces décors incroyables, cela finit par tourner à l’apologie ou au film touristique promotionnel, sponsorisé par le syndicat d’initiative bourguignon.

Premiers crus réunit Gérard Lanvin, Jalil Lespert, Alice Taglioni, Laura Smet, dans les rôles principaux. Le scénario, très documenté sur le milieu viticoles, sans doute par souci de véracité, est signé par le tandem Rémi Bezançon et Vanessa Portal, célèbre notamment pour avoir travaillé ensemble sur l'écriture des derniers films de Rémi Bezançon comme Le Premier Jour du reste de ta vie (2008), Un Heureux évènement (2011) ou Nos Futurs (2015).

On ne peut rien reprocher à la dimension véridique du film (Jalil Lespert a d’ailleurs suivi un stage auprès d'un oenologue pour rendre crédible son personnage de critique réputé), le film est agrémenté d’une romance sirupeuse entre les deux héritiers de vignobles côtés, Jalil Lespert et Alice Taglioni. Jérôme Le Maire a souhaité donner à Premiers crus une certaine originalité a la bande originale, qui a été écrite par Jean-Claude Petit, un compositeur habitué aux films lyriques et naturalistes- Sa composition vient surenchérir ce sentiment et finit par excéder. Le summum est atteint lors de la séquence finale alors que les tourtereaux se retrouvent.

Bien évidemment, vu le sujet, il est question d’héritage, de transmission et de valeurs intrinsèques mais un sujet identique avait déjà été porté sur grand écran, véhiculant les mêmes valeurs, avec A Good Year, de Ridley Scott, mettant en scène Russell Crowe, Albert Finney, Marion Cotillard, adaptation sur grand écran du roman du Britannique Peter Mayle, paru en 2004 et Tu seras mon fils, de Gilles Legrand, avec Niels Arestrup, Lorànt Deutsch, Patrick Chesnais, nettement plus convaincant. Premiers Crus semble un banal melting-pot des ces deux films.

Le réalisateur revendique n’avoir pas voulu faire de son film une carte postale. Une seule conviction après l’avoir vu: Premiers Crus n’est, malheureusement pas un grand cru.

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