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Seul sur Mars

 
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Ridley Scott renoue avec un sujet cher à son coeur, la science-fiction. Les films du réalisateur sont toujours attendus de pied ferme, surtout depuis son Prometheus qui n'a de loin pas fait l'unanimité des critiques et des spectateurs. Certes, il n'est pas géniteur du meilleur, mais loin du pire en matière de cinéma.

Donc voici Seul sur Mars qui conte la survie d'un astronaute (Mark Watney) campé par le très bon Matt Damon, laissé pour mort sur la planète rouge par ses collègues lors d'un départ d'urgence.

Après quelques magnifiques plans de plaines et montagnes martiennes, le réalisateur nous plonge dès le début dans l'ambiance forte d'une scène d'action impressionnante où l'équipage de la mission doit quitter d'urgence l'astre à cause des éléments déchaînés qui rapellent fortement la tempête de Prometheus

Si l'histoire de base ne casse pas des briques, l'idée générale est plutôt bien menée par le réalisateur avec une direction artistique (les décors et véhicules sont d’un réalisme incroyable et ont été réalisés avec l’aide de la NASA) et d’acteurs au top de sa forme.

Tout est filmé très énergiquement avec un casting motivé et très bon dans son jeu de scène. A de rare moment la tension retombe et laisse quelques petites longueurs dans le scénario. Mais, heureusement, très vite, l’action reprend le dessus et la tension revient à niveau, le temps de quelques séquences de suspens bien prenantes.

Ce qui fait aussi la qualité de ce film est sans doute l’aspect visuel dans le style ultra réaliste que nous a livré Alfonso Cuaron dans Gravity.

Par contre l’aspect psychologique, l’est peut-être un peu moins. Abandonné, seul et avec peu de ressources, le héros ne devrait-il pas passer par une phase de détresse psychologique et de déséquilibres mentaux? On pourrait disserter des heures sur cet aspect mental de la situation.

Mais là n’était pas le but de l’histoire (déjà présent dans le roman original d’Andy Weir) qui préfère nous montrer un Mark Watney fort, courageux et entreprenant. Il y a même quelques belles prouesses d’humour et le choix musical de l’utilisation d’une bande son avec des tubes disco est plutôt original.

Au final on se retrouve un avec un film légèrement longuet par moment mais qui réussit à nous en mettre plein la vue et nous tenir en haleine du début à la fin. On en redemande et on attend impatiemment la suite de Prometheus, Alien: Paradise Lost

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