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Dior et moi

 
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En 2014, deux biopics sur Yves Saint-Laurent sortaient presque simultanément. La mode a le vent en poupe: Dior et moi, le documentaire de Frédéric Tcheng (Diana Vreeland, l'oeil doit voyager et Valentino, le dernier empereur) met en vedette le nouveau directeur artistique, Raf Simons, tout en rappelant l’esprit du fondateur et en dévoilant les petites mains.

Le créateur belge doit relever un défi colossal: mener à bien sa nouvelle collection haute couture en seulement huit semaines. Au premier semestre 2012, il devient le 6e à prendre la responsabilité de la haute couture chez Dior, remplaçant John Galliano. Mis sous pression lors de son arrivée à la tête de la maison Dior, Raf Simons se mue en reine à la tête d’une véritable fourmilière, filmée par la caméra intimiste du réalisateur qui a suivi chaque étape de la création, des premiers croquis au défilé final.

Ce créateur, souvent considéré comme minimaliste, prend rapidement ses marques, assisté par le dévoué et jovial Pieter Mulier qui fait le lien indispensable et précieux entre le créateur et les ouvrières, un second rôle primordial. Malgré l’ampleur de la tâche, Raf Simons refuse de baisser les bras quand on lui dit que quelque chose est «impossible» et poursuit sans se laisser décourager comme, par exemple, en décidant de fleurir d’orchidées tous les murs d’un hôtel particulier en vue du défilé. Au fil des étapes, le créateur, plutôt taciturne et réservé, révèle parfois un visage inattendu si un incident survient.

Même si Christian Dior n’a dirigé que dix ans la maison qu’il a créée en 1947, l’esprit du couturier plane toujours dans la maison de haute couture sis rue Montaine. Les vigiles qui patrouillent la nuit disent ressentir une présence.

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