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Ted 2

 
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Il y a trois ans, on avait été séduits par la charmante vulgarité de Ted, l'histoire d'un nounours capable de parler, mais aussi de jurer, picoler, fumer de la marijuana, fréquenter des prostituées... Bref, cette sorte d'idée décalée et amusante qu'on attend de Seth MacFarlane, producteur et doubleur a succès grâce à Family Guy. Puis, l'année dernière, le néo-cinéaste s'est essayé au Western avec A Million Ways to Die in the West: sympa, mais sans une véritable idée forte pour donner un sens à l'opération qui n'aille au-delà des gags risqués.

C'est une situation qu'on revit aujourd'hui avec Ted 2. Trois ans plus tard, le jouet grossier vient d'épouser sa copine, alors que son meilleur ami John (Mark Wahlberg) n'est plus en couple avec Lori (Mila Kunis, absente du film). Sauf que le mariage de Ted ne dure pas longtemps: aux yeux de l'Etat de Massachussetts, il est un objet et non pas une personne. C'est donc adieu à la possibilité d'adopter un enfant, au compte bancaire, aux cartes fidélité... Que faire? Facile: poursuivre en justice le gouvernement des Etats-Unis pour que Ted ait les mêmes droits que les autres. Une chose pas facile, et pas seulement parce que son avocate (Amanda Seyfried) en est à son tout premier procès...

Et ben oui, quelques mois après la sortie de Selma, le film consacré à la marche organisée par Martin Luther King, c'est Ted qui essaie de prouver qu'il est comme nous aux yeux de la loi. Une idée pas mauvaise, en principe. Sauf que Ted 2, c'est justement ça: plein de bonnes idées, mais mises ensemble sans trop de critère. Alors que le premier volet racontait une histoire simple mais efficace, cette suite va trop loin dans ses ambitions, voulant mélanger un contenu engagé avec la décoration des gags politiquement incorrects, sans oublier des renvois au premier épisode qui frôlent la paresse au niveau scénaristique. Cela dit, il faut avouer que l'on s'amuse assez en compagnie de ce nounours à l'humour extrème, et quand les gags marchent, on meurt de rire, même lorsqu'ils font une blague sur l'affaire "Charlie Hebdo". Car oui, on peut rire de tout. Il faut juste savoir comment faire.

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